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Pas de conflit entre la vieille Europe et la nouvelle Europe

Pas de conflit entre la vieille Europe et la nouvelle Europe

Visite en République tchèque de M. Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères. Entretien avec la Télévision tchèque. Source et traduction: Quai d'Orsay, Paris. Prague, le 28 avril 2003.

Question: Monsieur le Ministre, quelle est la vision française du futur de l'Europe ? Une Europe fédérale, plutôt une Europe forte, des nations plutôt faibles, une Europe des nations forte ?

Dominique de Villepin: L'idée de la France est d'avancer avec un projet ambitieux. C'est-à-dire à la fois une union d'Etats et en même temps une union de nations, une fédération d'Etats-nations. Donc vous voyez bien que l'idée est d'être capable de relever les grands défis du monde, et nous voyons qu'ils sont multiples : le terrorisme, les questions de prolifération, les graves crises régionales. Il y a de nombreuses difficultés auxquelles notre monde est confronté et la conviction de la France est que nous avons besoin d'une Europe forte, stable, capable de multiplier les échanges en son sein, mais capable aussi de jouer tout son rôle à l'extérieur. Donc ce pôle de développement, de prospérité, de valeurs communes doit être mis au service d'une ambition commune.

Avec le passage de l'Europe à quinze, nous avons déjà fait beaucoup de chemin depuis les pères fondateurs de l'Europe à six. Avec l'ouverture aujourd'hui à une Europe à vingt-cinq - et c'est un moment très important pour notre histoire commune - nous effaçons les divisions, les malheurs de l'histoire.

Tous ensemble, nous allons pouvoir nous tourner résolument vers l'avenir et de ce point de vue, les relations entre la République tchèque et la France sont d'autant plus fortes qu'elles sont assises sur un long héritage, une longue tradition. Nous avons en commun une affection, une connaissance communes. Tout ceci doit être mis au service de cette Europe, bien sûr pour consolider les grandes politiques de l'Europe. On les connaît : dans le domaine régional, dans le domaine agricole, dans le domaine commercial, mais aussi pour avancer dans de nouveaux domaines. C'est le cas de la politique étrangère commune, c'est le cas de la politique de sécurité, c'est le cas d'une politique de défense ; et l'initiative prise par quatre pays européens, qui conduira au Sommet de demain de Bruxelles, se situe dans le cadre d'une vision ouverte, transparente de cette Europe où toutes les volontés doivent nous permettre d'avancer. C'est pour cela que nous sommes optimistes, parce que nous pensons que quelles que soient les divisions qui ont pu se faire jour au cours des derniers mois, en Europe, chez nos peuples, chez nos dirigeants, une volonté très forte d'avancer et de travailler ensemble, parce que tout simplement les valeurs qui sont les nôtres sont des valeurs très fortes, des valeurs de solidarité, des valeurs de fraternité, des valeurs de démocratie, et que nous voulons les partager.

Question: Donc il n'y aura pas un conflit entre les "petits" et les "grands" dans cette grande discussion sur l'avenir de l'Europe ?

Dominique de Villepin: Il n'y aura pas de conflit entre les "petits" et les "grands". Il n'y aura pas de conflit entre les anciens membres de l'Europe et les jeunes, nouveaux membres de l'Europe, il n'y aura pas un conflit entre la vieille Europe et la nouvelle Europe. Tout simplement parce que dans une famille, ce qui compte c'est l'égalité de chacun, et que nous pensons que cette Europe est plus forte de la diversité des expériences, donc nous nous réjouissons des traditions que chacun apporte, des réflexions que chacun apporte, des cultures que chacun apporte. C'est tout cela qui fait la diversité de l'Europe.

L'Europe ne ressemble à aucune autre région, parce qu'il y a entre nous quelque chose qui dépasse chacun d'entre nous. C'est la volonté de vivre ensemble, ce sont les mêmes idéaux que nous partageons et que nous avons envie de partager avec d'autres. L'Europe est en quelque sorte un trait d'union entre plusieurs mondes, et que ce soit l'inspiration d'une Europe du Nord, l'inspiration d'une Europe atlantique, l'inspiration d'une Europe tournée vers la Méditerranée, tournée vers le Maghreb et vers l'Afrique, d'une Europe tournée vers l'intérieur du Continent, cette diversité est une chance pour l'Europe. Donc nous avons beaucoup de travail devant nous et je suis sûr que l'ensemble de nos peuples attend justement que nous relevions ensemble ce défi.

Question: Justement nous avons été témoins d'un petit malentendu avec ceux dans l'Europe qui voient aussi l'importance des liens transatlantiques. N'y aura-t-il pas non plus dans l'Europe de l'avenir une petite divergence à ce propos ?

Dominique de Villepin: Sur la difficile crise irakienne à laquelle vous faites allusion, il y a eu bien sûr dans la phase diplomatique des divergences sur la façon dont il convenait d'aborder les choses, et la France a défendu avec force l'idée qu'il était possible d'avancer dans la voie d'un désarmement pacifique de l'Irak. Mais vous avez remarqué que dans la phase de la guerre, nous avons travaillé dans le souci de l'unité, dans le souci de la modération et de la responsabilité qui permettaient d'aborder dans les meilleures conditions cette guerre qui a conduit à l'effondrement de la dictature de Saddam Hussein, dont nous nous sommes réjouis.

Aujourd'hui, nous entrons dans une nouvelle phase. C'est cette phase-là qui va nous permettre de construire la paix en Irak mais aussi dans l'ensemble du Moyen-Orient. Dans cette phase-là, c'est l'unité qui doit l'emporter, c'est l'unité en Europe, l'unité dans nos relations avec les Etats-Unis, car nous pensons que les relations transatlantiques sont tout à fait essentielles à la stabilité du monde, donc l'idée de la France est de bien travailler dans un monde où il y ait plusieurs pôles, un monde multipolaire, mais qui doivent êtres des pôles de stabilité et non pas des pôles de rivalité. Nous pensons qu'entre l'Europe et les Etats-Unis c'est la complémentarité qui doit l'emporter. Nous devons tous porter notre part de responsabilité, affirmer notre identité, mais nous devons le faire dans la complémentarité.

Question: Est-ce qu'il y a aura une réaction de la part du gouvernement français aux propos de quelques membres du gouvernement américain selon lesquels la position d'avant-guerre de la France ne devrait pas rester sans conséquences ? Comment réagira la France ?

Dominique de Villepin: Nous l'avons dit clairement : les Etats-Unis et la France sont des pays amis et alliés, et ce de très longue date. Vous savez la part qu'a prise la France dans la lutte d'indépendance des Etats-Unis, vous savez le soutien et la participation des Etats-Unis à la libération de la France et le rôle joué tant dans la première guerre que dans la deuxième guerre mondiale. Donc il y a une très grande lucidité, une très grande solidarité qui existent entre nos deux pays. Ce qui est important, c'est de nous tourner vers l'avenir. Pour construire la paix, il faut le faire dans l'unité, il faut le faire dans la solidarité. Nous en sommes convaincus : les relations qu'entretiennent nos deux pays, les échanges entre le président Chirac et le président Bush, le travail régulier que j'entretiens avec Colin Powell, tout ceci doit nous permettre d'avancer vers la recherche de solutions communes. Nous le savons tous : pour répondre aux défis de l'Irak - une reconstruction politique, une reconstruction économique, une reconstruction sociale -, il faut que chacun de nos Etats apporte son concours, apporte ses solutions, ses propositions, parce qu'il faut l'unité pour avoir la légitimité et l'efficacité.

Question: Est-ce qu'il y aura dans ce sens encore une possibilité de mettre l'ONU au centre des activités de reconstruction de l'Irak ?

Dominique de Villepin: Je crois que nous avons tous le souci de donner son plein rôle aux Nations unies. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis parlent de rôle vital, nous parlons de rôle central, nous sommes d'accord pour cette contribution de l'ONU, qu'elle est la seule à pouvoir donner dans un grand nombre de domaines, compte tenu de son expérience, compte tenu de cette légitimité. Notre souci est d'être ouverts et pragmatiques, et sur chacun des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés - je pense à la question humanitaire, nous avons voté la résolution 1472 à l'unanimité des membres du Conseil de sécurité, je pense à la question de la sécurité, où il y a une responsabilité particulière des forces de la coalition sur le terrain, je pense aux questions du désarmement, je pense à la question des sanctions pour laquelle la France a fait des propositions pour suspendre les sanctions et aboutir à la recherche de solutions, je pense à la question difficile de la constitution d'une autorité irakienne qui permettra à l'Irak d'assurer pleinement sa souveraineté - sur tous ces points, les Nations unies ont un rôle important à jouer, l'ensemble de nos pays, l'Europe a un rôle important à jouer et la concertation doit être très étroite avec tous les pays de la région. J'étais il y a quelques jours au Moyen-Orient où j'ai effectué deux séjours pour rencontrer les pays voisins de l'Irak ainsi que tous les pays de cette région qui veulent être associés à la reconstruction de l'Irak. Nous devons travailler dans l'unité de la communauté internationale, car la paix et la justice ne sont pas divisibles. Il nous faut avancer vers la recherche d'une solution en Irak, il nous faut avancer vers la recherche d'une solution au douloureux conflit du Proche-Orient pour pouvoir ainsi répondre à l'attente des peuples, attente du peuple israélien concernant sa sécurité, attente du peuple palestinien concernant la justice et la possibilité d'aboutir à la création d'un Etat palestinien capable de vivre en paix et en sécurité aux côtés d'Israël.

Question: Monsieur le Ministre, on a entendu trop fréquemment les médias mondiaux accuser la France de défendre surtout ses propres intérêts économiques dans cette philosophie politique envers le problème irakien. Est-ce que vous pouvez dire où est la vérité ?

Dominique de Villepin: Vous savez, la vérité est du côté des principes. La France a toujours défendu, tout au long de son histoire, les grands principes : principe de la morale, principe de la légalité internationale. Le commerce entre l'Irak et la France n'a jamais été tout au long de ces années qu'autour de 0,2 - 0,3 %. C'est vous dire que c'est infinitésimal. La France n'a été guidée dans toute cette crise, et ne sera guidée tout au long des prochains mois, que par le souci de faire avancer l'exigence de la paix, de faire aujourd'hui avancer l'exigence de la reconstruction.

Nous pensons qu'il faut penser au peuple irakien d'abord et nous sommes soucieux - et c'est vrai que cela a pesé dans la position française - nous sommes soucieux de la façon dont la communauté internationale gère les crises. Car nous pensons qu'il est important que chacun puisse prendre ses responsabilités dans le respect et la tolérance vis-à-vis des opinions de l'autre. Nous pensions qu'il était possible d'avancer sur la crise irakienne pour obtenir un désarmement pacifique de l'Irak et les positions et les expressions des inspecteurs dans le cadre des Nations unies avaient montré que cela était possible. Cela appartient maintenant au passé, nous devons nous tourner vers l'avenir. Nous avons en permanence un souci : c'est d'éviter que les problèmes du monde ne conduisent à un choc des cultures, à un choc des religions, à une confrontation des civilisations. C'est pourquoi la position qu'a adoptée la France, dont je vous rappelle qu'elle a été soutenue par la grande majorité de la communauté internationale, par la grande majorité du Conseil de sécurité, cette position de la France est d'abord guidée par le souci d'éviter cet affrontement. Si nous voulons que le terrorisme puisse reculer, si nous voulons que le dialogue entre les peuples du monde puisse avancer, nous avons besoin constamment d'essayer de mettre la paix d'abord, la concertation d'abord pour essayer de régler les problèmes. La conviction de la France, c'est que la force, la guerre ne peuvent être qu'un dernier recours. C'est pour cela que notre souci est que la communauté internationale travaille davantage ensemble, que les Européens travaillent davantage ensemble. Parce que nous pensons que par la concertation, par la mobilisation, nous pouvons trouver des réponses qui évitent de créer de nouveaux abcès sur la scène internationale.

Question: Est-ce que vous avez trouvé, pendant ce premier entretien avec les hommes politiques tchèques, surtout le président de la République, plutôt des points communs que des différences d'opinions ?

Dominique de Villepin: Il y a entre la France et les autorités tchèques une très grande convergence de vues. Nous avons les mêmes préoccupations concernant la situation internationale, la situation européenne, et nous avons la même exigence : c'est d'aboutir à l'unité de l'Europe et à l'unité de la communauté internationale, car cette unité est la condition de l'efficacité. Si nous travaillons ensemble, nous pourrons relever les défis en Irak, au Proche-Orient, en Europe. Et je crois que les peuples européens, dans leur grande sagesse, tout au long des derniers mois, nous ont dit un message très fort et très important : entendez-vous, unissez-vous, travaillez ensemble, répondez à nos préoccupations et aux préoccupations du monde. Nous voulons le faire bien sûr dans le respect de grands principes, car nous pensons que le monde doit obéir à un certain nombre de règles. Et nous devons éviter d'avoir deux poids, deux mesures, nous devons éviter l'incompréhension entre les cultures, nous devons éviter l'intolérance, le racisme, l'antisémitisme. Ces valeurs, ce sont les valeurs de tous les Européens. C'est pour cela que nous pensons qu'il est possible de faire des défis, des difficultés des derniers mois une chance pour toute l'Europe et pour tous les Européens. Donc le message de la France est : travaillons ensemble, retroussons nos manches et avançons pour construire un monde plus juste, un monde plus stable, un monde meilleur.

Question: Je voudrais revenir à cette phrase malheureuse du président Jacques Chirac qui nous conseillait de ne pas dire des choses qui diffèrent beaucoup de l'avis de la France et l'Allemagne. C'était il y a longtemps mais c'est assez vif pour les médias de l'Europe centrale et orientale. Est-ce que vous croyez que la France peut remédier de quelque façon à l'impression que cela a laissé ?

Dominique de Villepin: Vous avez raison de dire "impression". Il y a eu un malentendu autour de ce qu'a dit le président de la République, qui est marqué par l'exigence de franchise et l'exigence d'amitié. Dans une famille on se parle franchement, quand on a un ami on lui dit des choses parfois exigeantes, difficiles, fortes. Qu'a dit le président de la République ? Le président de la République n'a pas dit que tel ou tel n'avait pas le droit d'émettre une opinion. Il a dit : dès lors que nous faisons partie de la même famille, faisons en sorte de privilégier ce qui nous unit, évitons de nous diviser, donc parlons-nous avant de prendre des initiatives qui sont susceptibles de nous diviser. Je vous rappelle que quand le président de la République a dit cela, avant même que des initiatives diplomatiques - on a parlé à l'époque de la "lettre des huit" ou de la "lettre de Vilnius" - ne soient prises, l'Europe avait parlé d'une seule voix sur l'Irak. Nous avions travaillé pour avoir une position commune, et ces initiatives ont donné le sentiment que l'Europe se divisait. Donc, ce que nous disions c'est : essayons ensemble d'avoir un code de bonne conduite, car rien n'est plus important pour la France que la concertation entre nous, l'unité entre nous, la solidarité et l'amitié entre nous. Donc ne voyez dans les propos du président de la République que des propos fraternels, car, vous savez, quand on dit des choses fortes, c'est qu'on a de l'estime, de l'amitié, c'est qu'on attend beaucoup de celui à qui on les dit. La France, vis-à-vis des pays qui aujourd'hui sont dans notre famille, de ces dix pays, a une immense attente. Nous avons été parmi les Etats de l'Europe ceux qui ont le plus espéré et le plus attendu cette heure, et qui avons travaillé jour après jour pour que cela devienne possible. Donc il ne faut pas se méprendre, le message de la France est à la mesure de l'attente que nous avons vis-à-vis de chacun de ces Etats. Et j'ai parlé de fraternité avec la République tchèque. Nous partageons ensemble les mêmes couleurs sur notre drapeau national, nous avons un héritage culturel, dans tous les domaines : la littérature, la peinture, la musique, nous avons des échanges humains entre nous, entre nos deux sociétés et nos deux peuples. Nous attendons beaucoup. Et ne voyez dans les propos de la France peut-être qu'un peu d'impatience dans l'envie et dans l'attente que cette Europe joue tout son rôle et le joue ensemble.

Question: Cette réunion de demain ne sera-t-elle pas une autre occasion pour diviser l'Europe ?

Dominique de Villepin: Pas du tout, je dirais même au contraire. La réunion de demain est une réunion qui se situe dans le cadre d'un processus. Voilà des années que nous réfléchissons et que nous travaillons sur la constitution d'une politique de défense. La réunion de demain est une nouvelle étape dans un processus qui a commencé en 1991 avec le chancelier fédéral allemand et le président français. Il y a des propositions qui ont été faites par la France et par l'Allemagne dans le cadre de la Convention sur la création d'une union de sécurité et de défense européenne. Il s'agit demain d'engager un processus, ce processus doit être à la fois ouvert, transparent et ambitieux. Donc, demain, ce que nous allons faire, c'est de proposer à l'ensemble de nos partenaires de s'associer pour avancer dans la voie de cette politique de sécurité et de défense commune.

Question: Quant à la coopération de l'OTAN et de l'Union européenne dans le domaine de la défense, ça ne causera pas de problèmes ?

Dominique de Villepin: Absolument pas, au contraire. L'idée est qu'il faut renforcer les liens transatlantiques, il faut permettre à l'OTAN de jouer tout son rôle, mais pour cela il faut aussi que les Européens prennent leurs responsabilités, il faut que nous affirmions notre identité dans le domaine de la sécurité et de la défense.

Donc, au contraire, l'idée est que nous soyons capables d'éviter les duplications et que nous soyons capables de nous mobiliser ensemble. L'Alliance atlantique, l'OTAN en sortira plus forte et l'Europe en sortira plus forte. Donc ce n'est pas de rivalité qu'il s'agit, c'est bien de complémentarité. Il s'agit, compte tenu de la situation du monde, de faire en sorte que l'Europe prenne la mesure des défis et travaille ensemble. Nous le voyons sur les questions de terrorisme, nous le voyons sur les questions de prolifération, et nous le voyons dans toutes les crises du monde. Il est nécessaire que l'Europe puisse avancer dans la voie de cette union de sécurité et de défense. Et une fois de plus : tous les pays qui voudront participer pourront le faire.

Question: Quel est le but concret de votre visite ici à Prague, maintenant que les négociations de l'adhésion à l'Union européenne sont finies et que le Traité est signé ?

Dominique de Villepin: Eh bien, maintenant tout commence ! Il faut maintenant dans cette famille, ensemble, que nous travaillions. Que nous travaillions pour l'Europe, que nous travaillons pour les peuples de l'Europe et tous les dossiers qui sont sur la table, les dossiers du monde, les dossiers de l'Europe, eh bien nous devons les faire avancer. Donc juste après m'être rendu à Athènes mon souci a été de venir ici, en République tchèque, pour m'informer, pour écouter, pour travailler, nous concerter avec les autorités tchèques, parce que c'est bien ensemble que nous voulons trouver des solutions aux problèmes de l'Europe, des solutions aux problèmes du monde.

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