Éditoriaux Défense Sécurité Terrorisme Zones de conflits Logistique Livres de référence Liens
Terre Air Mer Gendarmerie Renseignement Infoguerre Cyber Recherche

Vendre l’or d’hier pour fabriquer l’or de demain

Vendre l’or d’hier pour fabriquer l’or de demain

La France entend affirmer son volontarisme industriel et scientifique... Discours de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre à l'École Polytechnique. Source: Hôtel Matignon, le 14 mai 2004.

Monsieur le président,
Mon général,
Monsieur le préfet,
Madame,
Messieurs les députés, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

De la rouge ou de la jaune, peut-être que vous êtes réunis, je voudrais vous saluer et vous dire combien je suis heureux d’avoir un débat avec vous et d’avoir pu entendre ce que je viens d’entendre en visitant les laboratoires de recherche de l’École Polytechnique, de pouvoir ainsi mesurer ce qui est, à la fois, notre excellence d’aujourd’hui, et réfléchir à ce que sont les axes d’avenir pour lesquels nous devons, ensemble, travailler.

Je suis très heureux d’être ici, à l’X, dans ce lieu particulièrement important pour notre Etat, pour notre économie, pour notre défense, pour nos entreprises, lieu, où se préparer l’avenir, lieu de l’excellence, lieu de qualité, lieu de mouvement et d’innovation. Et je crois que ces deux mots à la fois sont bien à l’image de ce que vous êtes et de ce qu’il faut pour notre pays.

Le mouvement est une exigence. La France ne mesure pas toujours les mouvements du monde. On cherche encore à savoir si la Chine s’est éveillée, et pourtant elle a 9 % de croissance, et aujourd’hui, à l’intérieur de la Chine, même s’il y a des ratios moyens qui en font un pays encore en voie de développement, il y a à l’intérieur de la Chine, une population plus riche que la France et l’Allemagne réunies. Il y a en Inde, à la fois, Bangalore et Bombay. Le monde bouge à une vitesse considérable. Mais la France doit mesurer qu’elle ne peut bouger que si elle aussi s’engage dans des voies d’avenir, en menant un certain nombre de réformes et en s’engageant vers un certain nombre de perspectives, tout comme certains pays européens l’ont fait, que ce soient des pays qui appartiennent déjà à l’Union européenne ou que ce soient, mieux encore, les dix nouveaux pays qui viennent de nous rejoindre ce 1er Mai et auxquels nous souhaitons la bienvenue, qui nous ont rejoints grâce à des efforts très très importants pour mettre leur société, leur Etat, leur économie, leur vie sociale au niveau d’exigences pour l’entrée dans l’Union européenne. Je crois que cette logique de mouvement est aujourd’hui celle du monde et elle ne peut pas échapper à la France. L’immobilisme est sans doute la condamnation la plus fatale.

L’innovation, c’est évidemment notre exigence importante, stratégique, pour un pays comme la France, un continent comme l’Europe. Nous voyons bien que notre avenir n’est pas dans la banalisation, dans la standardisation, toujours dans le gigantisme, mais il est dans la valeur ajoutée, dans cette valeur humaine ajoutée qu’on peut injecter dans l’économie, dans la création, dans l’innovation, dans le talent, dans la recherche, dans tout ce qui est l’intelligence. C’est là où nous avons le plus de chance de gagner les compétitions. Elles sont difficiles, nous ne sommes pas toujours les mieux placés mais en tout cas, ces compétitions-là sont ouvertes ; les compétitions de la puissance ne sont pas toujours, pour nous, ouvertes ; il y a toujours plus grand et plus puissant que nous, il y a toujours plus innovant que nous.

L’apport de la science est évidemment très important dans cette logique. C’est la clé de notre avenir, et c’est, pour notre pays, l’occasion d’affirmer cette priorité d’une relance de la préoccupation scientifique au niveau national. Nous voyons bien combien la France a besoin d’un potentiel scientifique, à la fois, dans son dispositif de formation, mais aussi dans son dispositif économique et social.

Et quand je regarde les grands secteurs dans lesquels la France peut être aujourd’hui excellente, dans quelques secteurs où, aujourd’hui, on peut être et Français et Européens, avoir une lisibilité mondiale, quand je vois les secteurs stratégiques - de l’aéronautique, du spatial, du nucléaire, du pharmaceutique, de la technologie de l’information, de la communication, des biotechnologies, des sciences du vivant et de quelques autres grands secteurs -, je vois que nous avons besoin, à chaque fois, d’un effort scientifique très important pour notre pays. Il nous faut cet effort pour développer notre capacité de rayonnement industriel, économique et social.

C’est pour cela que, nous avons besoin, avec une grande école comme la vôtre, au sein du ministère de la Défense, avec les industries de la Défense qui sont souvent partenaires de l’ensemble des autres formes d’industries, de cette qualité scientifique nécessaire à Thalès, à Alcatel, à Saint-Gobain, à France Télécom, Airbus, TF1, Renault et bien d’autres encore, nécessaire pour tous nos grands projets, y compris les projets, qui ont une « cicatrice » française et qui ont une dimension européenne : je pense à Galiléo, je pense notamment à Iter, que j’espère nous allons pouvoir réussir à Cadarache en essayant de gagner cette bataille de la fusion thermonucléaire, en montrant que le post-nucléaire peut être pensé, conçu à partir des équipes françaises, reconnues, mais aussi avec des partenaires britanniques notamment, espagnols et quelques autres. Mais il était très important pour nous de mesurer que la science est un élément de notre indépendance, en tout cas de notre capacité d’énergie et de stratégie au niveau international, et notamment au niveau européen.

J’ai vu récemment dans un projet industriel important, dans l’industrie pharmaceutique, avec Sanofi et Aventis, combien il était nécessaire que la France s’engage pour que nous puissions affirmer notre volontarisme industriel et scientifique, pour que nous soyons en possession d’une stratégie qui puisse affirmer une dimension industrielle et technologique et scientifique.

Tout cela, évidemment nous conduit à avoir une réflexion très importante sur le développement de la recherche dans notre pays. Nous sortons d’une crise malheureuse, et je veux en sortir pour pouvoir construire cet avenir. Nous n’imaginons pas la France être capable de jouer le rôle qu’elle peut jouer en Europe si elle n’a pas une recherche attractive, capable de garder ses meilleurs et capable, au niveau européen, d’être reconnue. Dans la loi d’orientation et de programmation, nous discuterons au Parlement à l’automne, des grandes ambitions de la recherche en France, de manière pluriannuelle. Il nous faut penser le long terme avec une vraie détermination, avec la capacité d’articuler les années autour d’une grande ambition, mais aussi naturellement, de réfléchir à notre organisation, et de voir, à la fois, comment on va gérer les structures dans cette triple dimension, de la dimension des grands organismes de recherche, de la dimension des outils de formation et des centre de formation, et aussi, dans la dimension des territoires et des logiques de plateaux ou des logiques de convergence territoriale, de pôles d’excellence. Nous avons un travail important à poursuivre aussi sur les statuts des personnes : des logiques de fonction publique pour donner certaines stabilités dans la durée, mais aussi des logiques de contrats pour pouvoir être adaptés à des projets, avec des capacités de projets qui ont une vie biologique, avec une phase de naissance et une phase de disparition, mais un autre projet venant derrière et pouvant assurer la pérennité des différentes structures.

C’est très important de pouvoir mener à bien cette réforme de notre organisation de la recherche. Il y a beaucoup trop de qualités en France en matière de recherche. Mais nous avons aussi quelques lourdeurs, et quelques pesanteurs. Il nous faut essayer de traiter ces questions, avec les chercheurs bien sûr. C’est pour cela que i’ai répondu à la demande d’un grand nombre de chercheurs, parce que je ne veux pas construire une politique de la recherche qui n’aurait pas l’adhésion de ceux qui en sont les animateurs quotidiens. Je sais que cela demandera un effort à l’ensemble de la Nation, parce que 3 % du PIB, en 2010, c’est un effort important, pour un pays, dont il ne vous a pas échappé qu’il avait quelques difficultés budgétaires. Cela veut dire qu’il nous faut trouver les moyens financiers, dans le budget, et aussi dans les entreprises. Nous devons soutenir un certain nombre de processus d’innovation. Nous venons de le faire avec le crédit impôt recherche : on vient de multiplier par sept le nombre d’entreprises éligibles, sur le budget 2004, au crédit impôt recherche. Mais nous avons encore des efforts importants à faire avec les fondations, avec un certain nombre d’initiatives pour valoriser ces capacités industrielles, qui sont des compléments nécessaires à l’action publique, que l’action publique soit fondamentale ou qu’elle soit plus opérationnelle. J’ai vu tout à l’heure combien il était parfois difficile de faire la différence entre ce qui est et ce qui n’est pas fondamental en matière de recherche. C’est pour cela que je crois que cette distinction doit être dépassée pour que nous ayons une vraie ambition nationale en matière de recherche.

On vient de franchir quelques étapes importantes, je pense notamment que nous avons réussi, avec nos amis allemands à convaincre les banques centrales qu’il y avait peut-être dans les caves de celles-ci un peu d’or qui n’avait pas l’utilité et l’efficacité nécessaires. Et en tout cas, qu’il y avait là des capacités d’investissement qui dormaient et qu’il valait mieux les éveiller pour l’avenir et qu’il valait mieux, peut-être, vendre l’or d’hier pour fabriquer l’or de demain. Donc, nous avons obtenu l’autorisation des uns et des autres, pour que l’on puisse, dans un contexte encadré, vendre une partie de notre or. Je souhaite que cette vente soit exclusivement faite au profit des grands projets de recherche, de manière à ce qu’il soit bien clair que nous investissions, par de telle démarche, pour la matière grise, pour l’intelligence, pour l’avenir du pays. C’est l’un des moyens que nous avons - et ce n’est pas le seul -, pour développer les moyens financiers au service de la science, de la recherche.

Je voudrais dire aussi combien il est important que nous puissions développer le partenariat entre les équipes de formation, les écoles, notamment de culture scientifique, avec les centres de recherche et aussi avec les territoires. Je pense que nous devons rechercher - et nous ne pouvons pas le faire partout en France - la construction de pôles d’excellence - qui soient des pôles métissés entre formation, recherche et industrie, technologie. C’est une perspective que nous voulons développer avec la capacité d’être internationalement attractif. Pour être internationalement attractif, il faut être internationalement lisible, reconnu. C’est fait de publications, c’est fait naturellement de brevets. Tout ce succès ne peut s’accomplir que par des performances scientifiques elles-mêmes, mais c’est aussi par des effets de synergie, par des effets de masse critique, par des effets qui puissent nous permettre d’avoir une véritable visibilité. Ce qui est le cas ici, de ce territoire. Je salue l’action des élus sur ce sujet, en parallèle avec les entrepreneurs et ce qui ont en charge les appareils de formation. Mais en termes de grandes écoles, en termes de grandes entreprises et en termes de partenariats des collectivités, vous réunissez ici toutes les conditions pour que l’on puisse engager de véritables stratégies - comme le propose C. Blanc dans son rapport - des stratégies de pôles d’excellence, avec quelques visibilités internationales et mondiales, et donc construire une politique véritablement attractive.

Enfin, je connais les efforts que fait Polytechnique en général pour accueillir les étudiants étrangers, que je salue et qui sont ici. C’est un objectif majeur de l’enseignement supérieur en France. Il y a dans nos universités, dans nos grandes écoles, un impératif qui est l’accueil d’étudiants étrangers. De ce point de vue-là, je suis prêt à participer avec les collectivités territoriales, à la création de tous les outils nécessaires à cet accueil. Je pense notamment aux conditions d’hébergement ; je pense à un certain nombre de conditions matérielles nécessaires à cet accueil. La France doit retrouver, notamment dans le domaine scientifique, sa capacité d’attraction, de formation des élites internationales. Nous avons une véritable ambition sur ces sujets. Il nous faut concentrer les moyens pour pouvoir réussir cet accueil dans notre pays, autour d’un certain nombre de causes. Ce sera naturellement très difficile. Vous connaissez la culture nationale, et vous savez que dès que nous parlons de sélection - déjà la sélection dans les études -, c’est un sujet particulièrement difficile mais dès qu’il faut choisir les termes de sélection en matière de territoires, et que nous devons reconnaître des pôles d’excellence ici et pas là, nous aurons évidemment quelques difficultés. Cependant, il nous faut avoir une véritable ambition européenne. Tous les territoires en matière de développement scientifique ne peuvent pas avoir la masse critique industrielle et universitaire, formations technologiques qui puisse être reconnue au niveau internationale. Nous avons vu avec notamment Minatec à Grenoble, tout ce qui a pu se faire dans les nanotechnologies. Nous voyons la concentration et l’effet d’accélération du développement. C’est une mécanique qui se développe partout dans le monde, et c’est cette logique-là qu’il nous faut intégrer dans notre cohésion nationale. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles fractures territoriales, mais dans notre cohésion nationale, si nous voulons fabriquer de la croissance, il faut aller chercher la croissance avec des effets de levier qui sont des effets d’excellence.

En résumé, ce que je voudrais vous dire simplement, c’est que le pays a vraiment besoin, non seulement de vous pour les projets qui sont les vôtres, vous étudiantes et étudiants. Il a aussi besoin de ce site et de la manière dont ce site, au-delà de votre passage ici en termes de formation ou de recherche, il a besoin de ce site pour être un lieu de croissance. Je pense que la croissance est pour nous une priorité majeure. Aujourd’hui, elle est dans un certain nombre d’indicateurs. Nous devons veiller à ce qu’elle soit davantage pérenne dans notre pays. Il faut chercher cette croissance durable que nous ne pourrons créer que par des pôles, des leviers, capables de générer, par des idées nouvelles, par des initiatives nouvelles, ce potentiel de croissance. Nous ne pouvons pas vivre au gré de la croissance du monde. Nous devons aller chercher dans notre pays, dans nos structures, dans ce qui est véritablement notre propre République, toutes les sources de croissance qui assurent l’avenir et la cohésion sociale. N’oubliez jamais qu’un point de croissance, ce sont 150 000 emplois, qu’entre deux ans, entre 2000 et 2002, nous perdons près de 2 points de croissance, cela veut dire que nous détruisons 300 000 emplois. Il nous faut profondément engager des stratégies qui, en permanence, mobilisent des énergies, notamment l’intelligence humaine, pour générer la croissance. C’est au fond ce qu’un Etat moderne a aujourd’hui à faire.

Et vous qui êtes au service de l’Etat et au service de la science, réunis, je voudrais vous dire qu’il se dégage aujourd’hui une perspective européenne qui définit finalement ce que doit être l’Etat. C’est, au fond, une vision commune qu’on peut avoir avec M. Blair, avec M. Schröder. Il ne s’agit pas de politique partisane. Il s’agit aujourd’hui, de trouver quel peut être le rôle d’un Etat dans un monde qui bouge et qui doit être conscient de ses mouvements. Au fond, le rôle de l’Etat, c’est sans doute de protéger le citoyen sur tout ce qui en dépend pas de lui. C’est pour cela que nous avons besoin de lutter contre le terrorisme, c’est pour cela que nous avons besoin d’une défense importante ; c’est pour cela que nous avons besoin de faire un certain nombre d’efforts stratégiques pour protéger le citoyen, pour éviter qu’il soit menacé par des faits qui lui sont exogènes. Et puis, deuxième mission : il faut au contraire responsabiliser le citoyen sur ce qui dépend de lui, sur la capacité de développement. Je suis très heureux de voir ici se développer les structures qui accompagnent la création d’entreprise. On voit bien qu’il y a là, aujourd’hui, un potentiel formidable de responsabilité dans notre pays. On est en train de battre tous les records. On avait le mois dernier 28 000 créations d’entreprises. On va faire plus de 250 000 créations d’entreprises par an dans notre pays. Cela veut dire qu’il y a une vraie dynamique pour la création d’entreprise. C’est une vraie logique de responsabilisation. Il faut aider les citoyens à pouvoir accéder eux-mêmes à leur citoyenneté, en exerçant la responsabilité. Oui aux droits, oui aussi aux devoirs ; oui aux aides, mais oui aux engagements. C’est je crois, une responsabilité moderne de l’Etat. Protéger le citoyen sur ce qui ne dépend pas de lui, responsabiliser le citoyen, sur ce qui dépend de lui, et aussi préparer l’avenir. Préparer l’avenir en ayant des outils de formation qui soient des outils de formation qui soient performants, mais en ayant aussi un certain nombre d’éléments qui sont des éléments stratégiques pour l’avenir. Cela veut dire une politique de recherche, cela veut dire une politique d’innovation. Cela veut dire aussi, pour nous, par exemple, rattraper nos retards, ce que nous sommes en train de faire, sur l’économie numérique, sur la société de l’information, sur l’équipement en haut débit, sur tout ce qui, aujourd’hui, fait que nous avons, là aussi, un potentiel important de développement.

Voilà ce que je voulais vous dire. J’ai confiance en vous, je compte beaucoup sur vous. Je voulais vous dire que puisque vous avez cette double vision, que vous êtes bilingues, que vous pensez l’Etat et que vous pensez la science en même temps. Nous avons besoin pour vivre notre République de manière heureuse, de l’une et de l’autre.

Je vous en remercie.


Derniers articles

Verdun 2016 : La légende de la « tranchée des baïonnettes »
Eyes in the Dark: Navy Dive Helmet Display Emerges as Game-Changer
OIR Official: Captured Info Describes ISIL Operations in Manbij
Cyber, Space, Middle East Join Nuclear Triad Topics at Deterrence Meeting
Carter Opens Second DoD Innovation Hub in Boston
Triomphe de St-Cyr : le Vietnam sur les rangs
Dwight D. Eisenhower Conducts First OIR Missions from Arabian Gulf
L’amiral Prazuck prend la manœuvre de la Marine
Airmen Practice Rescuing Downed Pilots in Pacific Thunder 16-2
On ne lutte pas contre les moustiques avec une Kalachnikov...
Enemy Mine: Underwater Drones Hunt Buried Targets, Save Lives
Daesh Publications Are Translated Into Eleven Languages
Opération Chammal : 10 000 heures de vol en opération pour les Mirage 2000 basés en Jordanie
Le Drian : Daech : une réponse à plusieurs niveaux
Carter: Defense Ministers Agree on Next Steps in Counter-ISIL Fight
Carter Convenes Counter-ISIL Coalition Meeting at Andrews
Carter Welcomes France’s Increased Counter-ISIL Support
100-Plus Aircraft Fly in for Exercise Red Flag 16-3
Growlers Soar With B-1s Around Ellsworth AFB
A-10s Deploy to Slovakia for Cross-Border Training
We Don’t Fight Against Mosquitoes With a Kalashnikov
Bug-Hunting Computers to Compete in DARPA Cyber Grand Challenge
Chiefs of US and Chinese Navies Agree on Need for Cooperation
DoD Cyber Strategy Defines How Officials Discern Cyber Incidents from Armed Attacks
Vice Adm. Tighe Takes Charge of Information Warfare, Naval Intelligence
Truman Strike Group Completes Eight-Month Deployment
KC-46 Completes Milestone by Refueling Fighter Jet, Cargo Plane
Air Dominance and the Critical Role of Fifth Generation Fighters
Une nation est une âme
The Challenges of Ungoverned Spaces
Carter Salutes Iraqi Forces, Announces 560 U.S. Troops to Deploy to Iraq
Obama: U.S. Commitment to European Security is Unwavering in Pivotal Time for NATO
International Court to Decide Sovereignty Issue in South China Sea
La SPA 75 est centenaire !
U.S. to Deploy THAAD Missile Battery to South Korea
Maintien en condition des matériels : reprendre l’initiative
La veste « léopard », premier uniforme militaire de camouflage
Océan Indien 2016 : Opérations & Coopération
Truman Transits Strait of Gibraltar
Navy Unveils National Museum of the American Sailor
New Navy, Old Tar
Marcel Dassault parrain de la nouvelle promotion d’officiers de l’École de l’Air
RIMPAC 2016 : Ravitaillement à la mer pour le Prairial avant l’arrivée à Hawaii
Bataille de la Somme, l’oubliée
U.S., Iceland Sign Security Cooperation Agreement
Cléopatra : la frégate Jean Bart entre dans l’histoire du BPC Gamal Abdel Nasser
Surveiller l’espace maritime français aussi par satellite
America's Navy-Marine Corps Team Fuse for RIMPAC 2016
Stratégie France : Plaidoyer pour une véritable coopération franco-allemande
La lumière du Droit rayonne au bout du chemin





Directeur de la publication : Joël-François Dumont
Comité de rédaction : Jacques de Lestapis, Hugues Dumont, François de Vries (Bruxelles), Hans-Ulrich Helfer (Suisse), Michael Hellerforth (Allemagne).
Comité militaire : VAE Guy Labouérie (†), GAA François Mermet (2S), CF Patrice Théry (Asie).

Contact