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De nouveaux moyens pour la défense en 2006

De nouveaux moyens pour la défense en 2006

Vœux du ministre, Madame Michèle Alliot-Marie, aux personnels de la Défense, le 10 janvier 2006. Source: DICoD.

Monsieur le ministre,
Monsieur le chef d’État-major des Armées,
Messieurs les chefs d’État-major,
Mesdames et messieurs,

Voici bientôt quatre ans que nous partageons ensemble des moments forts, ceux des vœux, mais également ceux qui émaillent notre vie au quotidien : des moments de satisfaction, parfois aussi des moments de tristesse.

Cette proximité que nous avons établie, faite à la fois de joies et de tristesses, mais également le partage du sens de la mission, au service de la France et de la Défense, me permet aujourd’hui de présenter, à chacune et à chacun d’entre vous, militaires et civils, mes vœux les plus sincères et les plus chaleureux.

Des vœux de santé d’abord, c’est la base de notre capacité d’agir ; des vœux de bonheur également parce que c’est dans l’épanouissement personnel que l’on trouve l’ouverture aux autres et la capacité d’affronter les épreuves pour les aider. Ces vœux, je les présente également à vos familles qui ont bien souvent à supporter les contraintes de votre engagement aux services des missions les plus exigeantes.

Je vous souhaite donc, ainsi qu’à vos proches et à vos amis, une très bonne et heureuse année 2006.

En ce début d’année, c’est une période à laquelle on se tourne à la fois vers le passé mais dans laquelle on envisage l’avenir.

  • 2005, ne nous le cachons pas, fut une année difficile.

C’est une année où nos forces ont été beaucoup engagées, où les civils de la Défense aussi ont été fortement mobilisés pour la réalisation de nos programmes.

En ce moment tout particulier, je ne saurais oublier celles et ceux qui, dans leur engagement au service de la France et au service de la paix, ont donné leur vie ou qui ont été blessés.

Les premiers jours de 2006 ont également été endeuillés ; des militaires sont morts ou ont été blessés. Je voudrais assurer de notre reconnaissance ces hommes et ces femmes qui portent encore dans leur chair les marques de leur engagement. Je voudrais dire aux familles de ceux qui ont été tués tout notre soutien et toute la solidarité de la communauté de la Défense et de la Nation.

2005, vous l’avez également rappelé général, a été une année difficile sur le plan psychologique pour l’institution militaire notamment à cause de certaines affaires judiciaires.

Ce que je veux dire aujourd’hui, c’est que l’image de nos armées ne saurait être entachée par des dérapages de quelques-uns. Dans toute communauté humaine, il peut y avoir des dérives ; ce n’est pas pour autant que la communauté, et tout particulièrement la communauté militaire qui comme je l’ai rappelé fait, tant pour notre pays, peut être entachée par cela. Je crois au contraire que l’image de nos armées en est sortie grandie ou qu’elle en sortira grandie.

Les décisions prises, leur réactivité dès que les faits ont été connus, la transparence dont nous avons fait preuve - et qui a été parfois mal comprise, je le sais - l’unanimité de la haute hiérarchie militaire ont démontré une chose : l’armée ne transige pas avec ses valeurs et avec son éthique. Cette éthique est la pierre angulaire de la conscience du soldat et de son action.

Oui, porter l’uniforme de la France, c’est un honneur et c’est une fierté. Cela implique un comportement exemplaire : celui qui fait la réputation et la force de l’armée française dans l’ensemble du monde et auprès de nos partenaires. Nous veillerons toujours à ce que les manquements de quelques-uns ne fassent jamais oublier le professionnalisme, le courage et le dévouement de l’ensemble des militaires français.

Alors, puisque nous sommes en début d’année et que c’est aussi le moment de se tourner vers l’avenir, je voudrais nous formuler trois vœux : une Défense forte en 2006 et dans les années qui viennent, une Défense qui démontre sa solidarité, une défense efficace grâce à l’épanouissement des hommes et des femmes qui, civils et militaires, la servent sans compter.

  • Une Défense forte parce que c’est une nécessité

Notre mission de protection de nos concitoyens et du territoire national face à la situation du monde et à des risques qui peuvent être parfois apparemment moins présents mais qui existent toujours est une nécessité.

C’est aujourd’hui une évidence partagée. Même si le danger n’est pas palpable, même s’il semble de temps à autre s’éloigner, il est toujours présent. Pour faire face, la France a besoin d’une Défense forte, en situation de vigilance permanente.

Les foyers d’instabilité sont le terreau du terrorisme, de la prolifération des armements, des trafics de toutes natures. Notre lutte contre ces menaces commence donc loin de nos frontières grâce aux 10 500 hommes et femmes engagés en opérations extérieures.

A ceux qui ainsi se dépensent sans compter, il faut également donner les moyens d’accomplir leurs missions.

Ces moyens sont de plusieurs ordres : en 2006, ce seront d’abord de nouveaux moyens juridiques qui leur seront apportés. Je pense aux dispositions permettant aux services chargés de la prévention du terrorisme d’accéder aux fichiers de police - un amendement que j’ai réussi à faire intégrer dans le texte qui a été voté - et à la protection pénale de l’anonymat des militaires. C’était aussi un élément important.

Ce sont également des moyens humains : l’effort sera accentué sur notre territoire, et notamment au bénéfice de la gendarmerie.

Ce sont enfin des moyens matériels: grâce à la loi de programmation et à son application rigoureuse - nous y veillons tous -, 2006 verra la mise en service de nombreux nouveaux programmes : le Rafale dans l’armée de l’air, le deuxième bâtiment de projection et de commandement, le lancement du satellite Syracuse III B.

Forte de l'expérience que j’ai maintenant acquise de la LPM actuelle, je suis convaincue de certains points, qui devront nourrir les réflexions sur la LPM suivante, dans laquelle bien entendu nous devons commencer à préparer ce qui sera nécessaire aux décisions :

- la poursuite de l'effort de Défense engagé est indispensable et je me réjouis que le chef de l’État hier, ait tenu à le rappeler lors de ses vœux aux armées, notamment en ce qui concerne les équipements ;
- la LPM suivante sera encore une LPM de production : il est essentiel pour cela de maîtriser dès aujourd’hui les coûts de fonctionnement et de MCO. Nous savons que c’est toujours un des points difficiles pour nous aujourd’hui.
- un effort tout particulier et supplémentaire devra être fait pour l'espace : c’est le défi de demain. Vous savez que c’est une de mes convictions: c’est un élément de la puissance de notre pays de demain et c’est également un élément de notre autonomie. Je le prépare dès maintenant au plan des concepts stratégiques et des technologies. Et la France doit convaincre ses partenaires européens de relever ce défi avec elle.
- La préparation de l'avenir demeure une priorité, pour contribuer à l'excellence technologique de l’industrie française et européenne.

Aujourd’hui, je le rappelle et des démonstrations en ont été faites ces dernières semaines, il n’y a pas de gap technologique avec les États-Unis. Aujourd’hui, l’Europe et tout particulièrement la France sont à la pointe des technologies. Mais pour s’y maintenir, et compte tenu des rapports budgétaires qui relèvent effectivement une grande différence, il est indispensable que nous nous mobilisions au mieux. Il faut donc poursuivre l’effort de redressement que j’ai engagé.

- Il est aussi indispensable que la dimension européenne soit prise en compte, avec l’entrée en service de grands programmes comme l’A400M ou le NH90, ou de la future génération de ravitailleurs en vol. Pour cela il faut aussi s’appuyer sur ces réalisations pour inciter nos partenaires à avancer.

Ce que je note aussi, c’est que pour avoir une défense forte face aux risques actuels, il est également essentiel que nos réponses soient toujours plus collectives.

Vous avez eu raison de rappeler ce que sont aujourd’hui certains questionnements sur l’Europe. Nous pouvons réaffirmer notre volonté européenne et au-delà, la réalité européenne puisque 2006 sera l’année de réalisation d’un certain nombre de nos grandes initiatives qui montreront aux yeux de tous que l’Europe continue d’avancer et que si elle continue d’avancer, c’est d’abord et avant tout grâce à la Défense.

Vous avez cité l’état-major de la Force de Gendarmerie européenne mais également les groupements tactiques 1 500. La France aura la responsabilité de nation-cadre des groupements tactiques 1 500 au deuxième semestre ; l’Agence européenne de Défense prendra véritablement cette année toute son envergure ; les programmes de formation militaire commune se multiplieront.

La France poursuivra aussi sa contribution déterminante à l’OTAN, en jouant un rôle majeur dans sa transformation.

Après avoir assuré la composante « air » de la NRF 5 en 2005, nous participerons en 2006 au commandement de la composante « terre » de la NRF 7.

L’action de la Défense ne saurait se limiter, nous l’avons vu, strictement aux engagements militaires.

Nos capacités propres, nos compétences spécifiques, nous engagent et nous donnent les moyens d’investir de nouveaux champs d’action, qui renforcent notre image et qui confortent notre place centrale aux yeux de tous. Je souhaite que cela se développe.

  • Mon deuxième vœu pour 2006 est celui d’une Défense toujours plus solidaire.

Solidaire des populations éprouvées dans le monde

Dépassant nos simples missions militaires, nous avons montré au cours de ces dernières années, notre solidarité avec les populations éprouvées. Vous avez cité nos engagements face au tsunami, au cyclone en Louisiane, au tremblement de terre au Pakistan, où en 2005, les armées, la gendarmerie, le service de santé et le service des essences ont démontré leur réactivité, leur savoir-faire, leur professionnalisme, face à ces grandes crises humanitaires.

Dans ces situations d’extrême urgence, les militaires sont en effet souvent les seuls à pouvoir rapidement mettre en œuvre les moyens suffisants.

La récurrence des catastrophes humanitaires de grande ampleur doit nous inciter à tirer les conséquences de cette réalité et à réfléchir aux meilleurs moyens d’y répondre, côte à côte avec le monde civil et avec nos partenaires étrangers.

La Défense met en œuvre sa solidarité avec les Français, c’est un élément important de son image et de son poids dans la Nation au service de ceux qui sont les plus fragiles et aussi au service du dynamisme de notre pays.

Le ministère de la Défense est déjà un acteur majeur de l’emploi, notamment des jeunes. C’est le premier recruteur de l’Etat, ainsi que le deuxième employeur.

Dans la prolongation de cette tradition, j’ai souhaité que la Défense joue un rôle de premier plan dans l’action du gouvernement pour l’emploi des jeunes en difficulté avec le plan ‘défense deuxième chance’.

Celui-ci a commencé, parfois avec quelques difficultés, comme toute organisation récente ; pour autant, les premières difficultés ont été réglées.

Trois centres ‘défense deuxième chance’ ont déjà été inaugurés. Notre effort, largement salué, se poursuivra en 2006. Un à deux nouveaux centres devraient être ouverts chaque mois. L’objectif est de porter la capacité d’accueil du dispositif à 10 000 jeunes d’ici à la fin de l’année 2006.

C’est aussi, ne l’oublions pas, une réponse à la question de la reconversion professionnelle de nombreux militaires, appelés à quitter l’institution. Ce n’est bien sûr pas la seule. Pour autant, elle représente un potentiel de 10 000 emplois lorsque l’EPID connaîtra son plein développement.

C’est d’ailleurs en écoutant des militaires sur le terrain que m’est venue l’idée de la construction de ce plan car de nombreux militaires obligés de quitter l’institution le font avec regret.

Forte de ces ambitions et de ses capacités, la Défense a su élargir ses missions. Légitimée par ses réussites, elle a vocation à continuer sur cette voie.

Cela passe toutefois par une bonne gestion des ressources financières qui lui sont allouées et un plein épanouissement des hommes et des femmes de l’institution.

  • Mon troisième vœu est donc naturellement celui d’une Défense efficace et bien gérée.

2006 sera une année charnière : celle de la mise en œuvre de réformes majeures

Cela veut dire aussi, général, qu’il faut largement en tenir compte lorsque l’on met en œuvre des réformes. J’ai commencé ma vie politique avec Edgar Faure : il m’a appris une chose, c’est que lorsqu’un ministre met en oeuvre des réformes, il surestime la plupart du temps l’importance de l’impact que cela peut avoir dans son ministère ; et dès qu’il part, l’administration se charge de gommer la réforme pour permettre au ministre suivant de faire sa propre réforme, et ainsi de suite.

Il y a une façon d’éviter cela. C’est de faire en sorte que les réformes soient intégrées, appropriées par ceux qui vont les mettre en œuvre.

Les méthodes que je développe ont justement pour but, que chacun se sente à la fois ‘auteur’ et en tous cas ‘partie prenante’. C’est vrai que nous avons été ‘servis’ en termes de réforme et nous allons l’être encore cette année puisque 2006 sera l’année de la réalisation de la LOLF.

Je sais pouvoir compter sur les directeurs de programme, comme sur chacun d’entre vous, pour continuer à être exemplaires.

Cette année verra l’application des nouvelles responsabilités du CEMA, faisant suite à la réforme de la DGA et à l’évolution du SGA. C’est vrai que beaucoup de transformations ont été conduites au cours de ces dernières années. Le ministère disposera ainsi d’une architecture claire, avec une meilleure identification des responsabilités de chacun, au service de l’efficacité. Cela permet également une meilleure identification des responsabilités de chacun. Et avoir des responsabilités identifiées, c’est aussi la valorisation du travail de chacune et de chacun au service de l’efficacité.

En 2006, la DGSIC et la DIRISI seront également mises en place. Elles nous assureront des outils cohérents de système d’information et de réseaux. 2006 sera une année-clé pour une meilleure gestion des ressources humaines.

Au-delà de ces réformes qui valorisent le travail de chacun, il faut aussi prendre en compte les besoins de chacun et en 2006, s’agissant des personnels, nous aurons plusieurs domaines dans lesquels des actions seront menées.

Après l’adoption du nouveau statut général des militaires, la majorité des décrets particuliers seront établis et soumis au CSFM, dans une logique d’harmonisation interarmées. Il faut éviter des distorsions qui ne sont pas justifiées par les fonctions et qui créent parfois des sentiments d’injustice. Si nous voulons avoir un ensemble cohérent, des militaires qui se sentent complètement solidaires les uns des autres, il faut une grande clarification et c’est la raison pour laquelle il faut aussi une harmonisation, ce qui ne veut pas dire une uniformisation.

La loi sur les réserves, dont l’examen au Sénat est prévu pour le 1er février, améliorera l’organisation et la réactivité des réserves, ainsi que le partenariat avec les employeurs. Elle facilitera la montée en puissance de cette composante indispensable de nos armées et le renforcement du lien armée-nation.

La fin de l’année 2005 a vu la diffusion de la charte du dialogue social. 2006 sera l’année de sa mise en œuvre concrète. Je sais qu’il y avait parfois quelques tensions, quelques incompréhensions ; j’espère qu’avec ce document, et surtout avec sa mise en oeuvre, nous arriverons à mieux faire travailler ensemble et dans un meilleur climat, militaires et civils, que ce soit au plan national ou sur le terrain.

Trois domaines seront à mes yeux prioritaires en 2006 dans le secteur social.

  • La promotion sociale et professionnelle :

J’ai voulu lancer les réflexions sur le lien entre promotion professionnelle et formation continue ; c’est quelque chose auquel les armées sont largement habituées. Je trouvais dommage en effet, que dans un même ministère, il y ait entre les militaires et les civils une telle distorsion dans les modes de progression des carrières et également de la promotion sociale.

Avec la filière technique, nous aurons cette année l’occasion de mettre en place une expérimentation au sein du ministère, où seront liées promotion professionnelle et formation continue, une expérimentation pour laquelle j’ai demandé le soutien des organisations syndicales afin que ceci puisse être mis en œuvre le plus rapidement possible et, en cas de succès bien entendu, être généralisé.

A nous de trouver les mécanismes innovants pour réactiver l’ascenseur social, qui participe de l’idéal républicain et de la cohésion nationale.

  • ma deuxième priorité, c’est le logement :

Il constitue une préoccupation importante pour tous les Français aujourd’hui, mais plus particulièrement pour les militaires et leurs familles, sur lesquels pèse une obligation de mobilité spécifique. J'ai décidé d'engager une action de grande ampleur pour améliorer l’offre de logement, notamment quand celui-ci est rare et cher, ce qui est le cas dans un certain nombre de lieux, et de favoriser l’accession à la propriété.

Je veux pour cela :

- favoriser la partie « hébergement » et « logement des familles » dans le budget consacré à l’infrastructure ;
- mobiliser une part importante des réserves excédentaires des fonds de prévoyance pour favoriser l’accès des militaires au logement familial, notamment en région parisienne ; ceci concernera à la fois l’aspect des logements locatifs mais également l’accession à la propriété ;
- mobiliser des terrains militaires, susceptibles d'être aliénés, pour construire des logements destinés aux personnels militaires et civils de la Défense. A ce jour, 41 terrains ont déjà été identifiés.

  • Enfin ma dernière préoccupation qui sera une priorité concerne les conjoints de militaires.

Vous l’avez également évoqué monsieur le CEMA. Je parle des conjoints ‘en général’. En effet, le développement du travail des conjointes – surtout - induit des contraintes nouvelles, qui peuvent parfois constituer un frein à la mobilité et à la reconversion professionnelle. De la même façon, je constate qu’il y a souvent un célibat géographique lié à la fois au problème de logement mais également aux problèmes de travail.

Le dispositif d’accompagnement vers l’emploi des conjoints qui a été mis en place est déjà une réussite. Je souhaite qu’il soit généralisé et que nous allions beaucoup plus loin.

Je veux aller au-delà dans ce domaine et explorer rapidement des voies nouvelles :

- la passation d’accords avec des entreprises et les chambres de commerce ;
- le développement de formations professionnelles en partenariat avec les collectivités territoriales.
- La mise en place d’une bourse d’emploi pour les conjoints.

Enfin, pour permettre aux conjoints d'exercer une activité professionnelle dans de bonnes conditions, je souhaite poursuivre le développement des structures d'accueil des jeunes enfants pendant les horaires atypiques de travail des parents.

Les périodes de réformes sont souvent difficiles, il ne pas faut pas le nier. La Défense s’y prépare depuis plus de trois ans avec la stratégie ministérielle de réforme, qui l’a placée en première ligne dans la réforme de l’Etat.

Les résultats déjà obtenus sont conséquents, grâce aux efforts de tous. En 2006, vos efforts vers plus d’efficacité, plus de communication, plus d’amélioration de la situation de chacun, devront être poursuivis. Il faudra se montrer encore plus imaginatif, plus réactif, désireux de sortir du ronron des habitudes et des cloisonnements. Les objectifs devront être clairement affirmés et expliqués à ceux qui travaillent avec vous mais également à ceux qui sont à l’extérieur. Je serai personnellement attentive au respect de cette méthode, qui me paraît la garantie du succès et de la pérennité des réformes.

Oui, mesdames et messieurs, je le redis encore une fois et avec beaucoup de convictions, la France peut être fière de sa défense. Chacun et chacune d’entre vous a sa part dans les progrès accomplis que je tiens à saluer.

Je sais qu’ensemble, nous relèverons les défis. Bien qu’ils semblent nombreux, ils correspondent à une ambition. Cette ambition, nous la partageons tous, nous portons la même en nous tous : c’est la volonté d’agir au service de nos concitoyens, au service de la France. Bonne année 2006.

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