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La protection aérienne du port spatial européen de Kourou en Guyane

La protection du centre spatial de Kourou par les Forces armées en Guyane

Le 185e lancement d'Ariane s'est déroulé avec succès le 14 août 2008 depuis le Centre Spatial Guyanais de Kourou, le CSG.[1] Comme à l'ordinaire, l'armée de l'Air en coopération avec l'armée de Terre, est chargée d'assurer la sûreté et la défense aériennes du Centre spatial, notamment à l'intérieur d'une zone aérienne interdite (Prohibited Zone) qui s'étend au-delà des 900 km2 du site et jusqu'à 6.500 mètres d'altitude, tandis que la marine, qui dispose d'un Falcon 50 (PATMAR) ou d'un Atlantic 2, patrouille au large avec deux P400 dans une zone interdite à la navigation. La sécurité du site étant un facteur-clé dans la réussite d'un lancement, celle-ci, pour ce qui concerne l'extérieur du CSG, est de la responsabilité des "FAG", les Forces Armées en Guyane, placées sous le commandement du général de brigade aérienne Philippe Carpentier (COMSUP) dont l'état-major est à Cayenne.[2] Comme en métropole, la mission qui incombe aux FAG est de faire respecter la souveraineté nationale dans l’espace aérien guyanais, en toutes circonstances et, plus particulièrement, lors des lancements de la fusée Ariane, périodes particulièrement sensibles. Ainsi, l’ensemble du dispositif déployé forme une bulle de protection au-dessus du centre spatial guyanais à Kourou. L’objectif est de détecter et d’identifier tout déplacement aérien dans un rayon de 200 km. Il faut se rendre sur place pour mesurer à quel point les militaires français travaillent là bas en interarmées, avec des moyens comptés mais efficaces et dans des conditions qu'on est loin d'imaginer en métropole, en particulier la Légion, aidée de chasseurs alpins(compagnie en mission de courte durée au 3e REI), chargée de patrouiller avec des gendarmes (OPJ) dans des zones insalubres et dangereuses, marécages, remontant en pirogues fleuves et cours d'eau, dans un climat très chaud et humide, zones où il vaut mieux ne pas avoir peur des reptiles et autres animaux dangereux, même pendant la saison sèche. A Kourou, un centre de contrôle des opérations aériennes de théâtre, articulé autour d'un radar, est déployé depuis 1986 (le 3e REI a rejoint directement Kourou à son départ de Diego Suarez en 1973). Il est chargé de coordonner toutes les actions de planification, de programmation et de conduite, en temps réel.[3] Lorsqu'il ne s'agit pas de lancements commerciaux, mais de lancements militaires, plus « sensibles », des renforts sont acheminés très rapidement de métropole : SDCA E3F (Système de détection et de Contrôle Aéroporté) de l’escadron de détection et commandement aéroportés " Berry " d’Avord, Mirage 2000, avion ravitailleur Boeing C135FR du groupe de ravitaillement en vol d’Istres, la conduite de l'ensemble de la manœuvre de défense aérienne, au sol et en vol, étant alors pilotée depuis le centre de conduite des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun. En liaison directe avec celui-ci, le CCM travaille ainsi en symbiose avec l'ensemble des acteurs de la défense aérienne sur le terrain. En Guyane, même en dehors des lancements de fusées Ariane V, la posture de protection est toujours de mise. Deux contrôleurs aériens veillent 24 heures sur 24 devant leurs écrans de détection. Depuis 2004, un chef de soutien des opérations (CSO) a été affecté sur la base aérienne, principalement en charge de la direction et de la sécurité des vols. Ce dispositif s’appuie également sur l’artillerie sol-air du 3e REI et sur trois hélicoptères Fennec armés. Parallèlement, un Puma assure la protection au sol du CSG et travaille en coopération avec l’armée de terre. Stationné au sein du 3ème régiment étranger d’infanterie (REI) à Kourou, il a pour mission de déployer des légionnaires armés en cas d’infiltration de la zone protégée. Enfin, ce dispositif est complété par les missiles sol-air "Mistral" et des canons de 20 mm du 3e REI. Tous ces moyens sont coordonnés et contrôlés à partir du centre de contrôle radar militaire de Kourou où sont installés les radars Centaure en permanence, Aladin occasionnellement pendant les maintenances et NC1 pendant les plans de protection du CSG.[5] Toute l'année, des missions MASA [4] sont assurées au profit du CSG, le centre Spatial Guyanais pour parer à tout acte de malveillance venu du ciel. Ces diverses mesures peuvent aller de la simple reconnaissance à l’interrogation visuelle ou radio. L'ULM, l'hélicoptère ou l’avion "intrus" a intérêt à obtempérer aux injonctions du pilote pour éviter le déclenchement d'une mesure de tir de sommation ou de destruction. Outre les tireurs d'élite embarqués, les trois hélicoptères Fennec peuvent être armés de canons de 20 mm et être équipés d'une caméra thermique. L’escadron d’hélicoptères Outre-mer 68 (EHOM 68) effectue en outre des entraînements et des missions de sûreté aérienne au bénéfice du centre spatial. Il existe en métropole cinq centres de détection et de contrôle,[6] Metz disposant d'un CDCM,[7] Avord d'un EDCA et Kourou d'un CCM basé Outre-mer. Celui-ci, rattaché à la B.A. 367, emploie 40 personnes, hommes et femmes dont 15 sont détachées. Parmi les missions principales de ce centre, la protection aérienne du CSG, ce qui implique la gestion d'une zone interdite SOP3 (South Prohibited N°3); le contrôle tactique en période de lancement d'Ariane à l'aide de moyens de défense sol/air et de moyens aériens d'intervention, enfin, la surveillance permanente, "H24" de l'espace aérien pour l'établissement de la situation aérienne générale au profit des autorités et le contrôle de la circulation aérienne militaire. Depuis 2003, cette capacité d'observation est devenue nocturne, les équipages de l'EHOM 68 étant aptes aux interceptions de nuit sous JVN (jumelles de vision nocturne). La protection aérienne du CSG devant permettre de faire face à tous types de menaces, aussi bien « terroriste, médiatique ou simplement revendicatrice ». Tout est prévu pour intercepter un appareil, le dérouter, voire le neutraliser si nécessaire, et ce dans un minimum de temps. Le CCM dispose d'un certain nombre de moyens de visualisation, de transmissions et de détection, plusieurs radars avec l'imposant radar Centaure.[8] Le Lieutenant-colonel François Lavigne qui commande le CCM de Kourou est également l'une des deux "HADA" (Haute Autorité de défense Aérienne) en Guyane. Avec ses hommes, il est responsable de la permanence de la sécurité aérienne de la Guyane et particulièrement du site de Kourou avant et pendant les lancements de fusées Ariane. Il nous présente les missions du CCM "Calypso radar". Entretien Joël-François Dumont, Kourou le 13 août 2008.©

Le Lieutenant-colonel François Lavigne, Haute Autorité de Défense Aérienne en Guyane et Commandant le CCM de Kourou. Photo © Joël-François Dumont.
 

Le LCL François Lavigne, Haute Autorité de Défense Aérienne en Guyane et Commandant le CCM de Kourou

En Guyane, même en dehors des lancements de fusées Ariane V, la posture de protection est toujours de mise. Deux contrôleurs aériens veillent 24 heures sur 24 devant leurs écrans de détection. Ce dispositif s’appuie également sur l’artillerie sol-air du 3e REI et sur trois hélicoptères Fennec armés. En Guyane, on a principalement affaire à des menaces lentes, d'où la mise en œuvre permanente d'un escadron d'hélicoptères, l’escadron d’hélicoptères Outre-mer 68, (EHOM 68) chargé d'assurer en permanence la sécurité et la protection du site de Kourou. Ceux-ci effectuent régulièrement divers entraînements et autres missions de sûreté aérienne au bénéfice du centre spatial et à l'occasion réalisent des interventions de secours aux personnes (SAMAR - sauvetage aéromaritime, SATER - sauvetage aéroterrestre, EVASAN - évacuation sanitaire, missions de service public).[9] Parallèlement, un Puma (en alerte à 15') assure la protection au sol du CSG et travaille au profit de l'armée de Terre. Stationné au sein du 3e régiment étranger d’infanterie (REI) à Kourou, il a pour mission d'aéroporter des légionnaires armés accompagnés d'un gendarme en cas d’infiltration de la zone protégée. Enfin, ce dispositif est complété par les missiles sol-air Mistral et des canons de 20 mm du 3e REI. Autant de moyens coordonnés et contrôlés à partir du centre de contrôle radar de Kourou où est installé le radar Centaure.  

Vue aérienne du CSG, « le port spatial européen », site classé "Priorité Défense". Photo © Joël-François Dumont.

Vue aérienne du CSG, « le port spatial européen », site classé "Priorité défense"

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Insigne du CCM de Kourou. Photo ©  Sirpa Air.

Insigne du CCM de Kourou

[1] Voir Le Centre Spatial Guyanais : 40 ans de succès : Entretien avec l'IGA Joël Barre, directeur général du CSG.

[2]  Voir Les Forces armées en Guyane : Entretien avec le GBA Philippe Carpentier (COMSUP).

[3]  Depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001, l'armée de l'Air a renforcé la surveillance, la protection et la souveraineté de l'espace aérien national. Aux côtés des centres de détection et de contrôle veillant 24 heures sur 24, les permanences opérationnelles des avions de combat et des hélicoptères MASA ont assuré depuis cette date l'équivalent de plus de 1000 semaines d'alerte à partir d'une dizaine de bases aériennes et une de l'aéronavale.

[4] MASA : Mesures Actives de Sûreté Aérienne.

[5] Il existe en France 5 CDC, les CDC de Lyon, Nice, Mont-de-Marsan et de Metz; 3 CMCC, 1 DMG (Orly) et un CCM, basé à Kourou.

[6] Le CDCM de Metz peut déployer un système de détection et de contrôle tactique permettant d’assurer la sécurité des vols à l’intérieur d’une zone réglementée temporaire créée pour un exercice. Il est également responsable du contrôle des appareils impliqués tout en garantissant la gestion de l’espace par la coordination des vols de transit. Il s’agit de faire coïncider la sécurité des vols tout en fournissant un service opérationnel réaliste. Composé d’une trentaine de professionnels représentants de spécialités diverses telles que contrôleur aérien ou mécanicien (radar, télécommunication, électricien, spécialistes groupes électrogène, …), le détachement est contraint par la nécessité opérationnelle à s’implanter hors des installations fixes et classiques de l’armée de l’air et fonctionne en complète autonomie avec une présence H24 sur son site de déploiement. Source : Sirpa Air.

[7] En cas d'exercice Urubu ou d'Opération Bubo: tout ce qui s'approche à moins de 100 km du centre spatial est systématiquement intercepté. En raison de la nouvelle capacité d'intervention de nuit des hélicoptères de l'EHOM, cette opération a été baptisée "Bubo", du nom du plus grand rapace nocturne de la forêt amazonienne. Grâce à l'acquisition d'une caméra thermique appelé CLHIO (caméra légère héliportée à infrarouge d'observation) et des jumelles à vision nocturne, la protection aérienne du site est maintenue de jour comme de nuit. En pareil cas, outre les renforts de métropole ou des Antilles voisines, jusqu’à une centaine de militaires de l’armée de l’air viennent épauler les 180 personnels affectés sur la base : contrôleurs aériens, tireurs d’élite, sauveteurs plongeurs, pompiers, cuisiniers, médecin et infirmiers. Pendant dix jours, les effectifs sont doublés. Ce renfort a demandé un réaménagement des infrastructures sur l’enceinte militaire : installation des douches de campagne, des toilettes chimiques et des tentes. " En conséquence, le personnel est logé sous tente ou sur des lits picots dans des bureaux transformés. (Source: Sirpa Air).

[8] Bientôt remplacé par un radar HMBA (Haute Moyenne et Basse Altitude tridimensionnel) d'une portée double (400 km).

[9] Opération Harpie - le service de santé des armées en première ligne : Depuis février 2008, le service de santé des armées (SSA) est engagé dans l’opération Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane. Des médecins et infirmiers arment 5 postes de secours implantés dans des bases opérationnelles avancées (BOA) le long des fleuves frontières. Des équipes EVASAN aérienne, formées à l’hélitreuillage et en alerte H 24, complètent le dispositif. Les postes de secours assurent le soutien d’opérations ponctuelles comme les patrouilles à pied ou des opérations plus conséquentes engageant les moyens des armées et de la gendarmerie. Tenant compte d’un environnement naturel éprouvant où le risque épidémiologique est permanent, le SSA a mis en place des systèmes innovants adaptés au soutien sanitaire des missions conduites en forêt amazonienne. Pour palier l’isolement de certaines BOA, l'institut de médecine tropicale du service de santé des armées (IMTSSA) a ainsi mis en place des valises de télémédecine. Elles permettent au médecin intervenant en pleine forêt guyanaise d’échanger de données médicales par liaison satellite avec des services spécialisés de l’hôpital interarmées de Sainte Anne à Toulon. Par ailleurs, le système de surveillance spatiale des épidémies au sein des forces armées en Guyane (2SEFAG) permet le recueil épidémiologique en temps réel. Le 2SEFAG dépiste toute épidémie, et renseigne immédiatement le commandement d’une baisse de potentiel opérationnel d’origine sanitaire. Ces innovations, associées au choix d’un soutien médical de proximité adapté, contribuent directement au renforcement de la capacité opérationnelle des forces armées engagées dans l’opération Harpie. Source : EMA (06.05.2008)

Diaporama : légendes des photos :

01 : Un légionnaire du 3e Régiment étranger d'Infanterie assure la garde à l'entrée du Centre Spatial Guyanais.
02 : Le LCL Lavigne, HADA et Commandant le CCM de Guyane présentant les activités du CCM.
03 : Un pilote et un copilote de l'EHOM 68 font mouvement vers le site où la fusée Ariane est en train d'arriver sur ses rails.
04 : Un Fennec avec deux tireurs d'élite se prépare à intervenir  pour protéger la fusée Ariane V qui se dirige sur son pas de tir.
05 : L'hélicoptère armé se rapproche de son objectif et procède à une identification. A bord, un équipage assermenté et commissionné. 
06 : L'avion qui a pénétré dans la zone interdite continue sa route...
07 : L'équipage du Fennec donne l'ordre au pilote de l'avion de se brancher sur la radio et de répondre aux questions
08 : Le radar Centaure de l'armée de l'Air est au centre de la B.A. 367. Un autre radar NC1 est. mis en œuvre par l'armée de Terre.
09 : "Atterrissez"... "Land"... L'ordre est communiqué à la fois par radio et visuellement.
10 : Un des tireurs d'élite embarqués fait un tir de semonce pour obliger le contrevenant à obtempérer.
11 : Les pilotes demandent de nouvelles instructions à la HADA après qu'un tir de semonce ait été tiré.
12 : Les deux tireurs d'élite accompagnent l'aéronef intercepté jusqu'à son atterrissage. Son équipage sera remis aux gendarmes et verbalisés.
13 : Un artilleur du 3e REI déploie un missile Mistral. Quatre personnes se relaient ainsi H24 avant les lancements.
14 : Le Lieutenant colonel Guyot, adjoint du Cdt le 3e REI inspecte un poste de tir
15 : Retour à la base d'un Fennec parti en mission MASA.
16 : Un deuxième Fennec se pose à son tour avec deux tireurs d'élite embarqués (J-1).
17 : De g. à d. le tireur d'élite, le LCL Lavigne et deux capitaines pilotes d'hélicoptères, retour de mission à J-1 après un exercice MASA..
18 : Le Lieutenant Colonel Lavigne devant un Fennec armé, prêt à décoller en 7 minutes à J-1.
19 : Deux militaires du 3e REI, dont un artilleur, avec leur canon de 20 mm assurent à 3 personnes une veille H24 en se relayant.
20 : Un légionnaire du 3e REI veille sur un VAB devant l'entrée du Centre Spatial Guyanais à J-0.

  • Photos © Joël-François Dumont.

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