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Bâtir une défense commune pour assurer l

Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’UE

Les hommes d'action dans la pensée sont rares. Mais ils existent au point de mener un combat inlassablement en s'interrogeant sur la nécessité de « bâtir » enfin « une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne » et d'établir un « constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen !» Comme aimait le répéter Léon Blum, « l'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller jusqu'au bout de sa pensée ». Il n'est donc pas étonnant de retrouver sur le blog de Patrice Cardot cette maxime. "Regards-citoyens" est l'un des rares blogs consacré à l'Union européenne, à ses immenses défis, à ses forces mais aussi à ses faiblesses. Vu l'espérance de vie actuelle, même si en Europe elle est une des plus hautes du monde, ceux qui prônent une Europe de la Défense savent bien que celle-ci ressemble pour un trop grand nombre d'entre nous à une chimère. Si la prise de conscience d'une Europe de la défense n'arrête pas de s'exprimer par des mots depuis des décennies, quand va t'on remplacer ces mots par des actes ? That is the only question à laquelle nos amis Britanniques n'apporteront aucune réponse parce qu'ils ont choisi depuis toujours "le grand large". En attendant, alors que l'Europe est « engagée à la fois dans un processus d’élargissement sans fin en même temps que dans un nouvel agenda transatlantique qui dessine les grands contours de sa relation stratégique privilégiée avec les États-Unis, une relation qui fixe un agenda contraignant à l’approfondissement continu de sa relation avec l’OTAN et qui tend à paralyser les quelques velléités d’autonomisation stratégique et politique de certains de ses États membres, l’UE semble systématiquement tenue d’aligner ses positions sur celles de son principal allié.» Le constat s'impose. « Je préférerai toujours les choses aux mots, et la pensée à la rime ! » Il est encore frappant de retrouver cette deuxième maxime de Voltaire sur ce blog. A quand donc des révisions déchirantes sur nos comportements, à quand le retour au simple "bon sens", qualité qui semble avoir disparu et remplacée au fil des jours par un langage "pipolisé-correct" de nos politiques de tous bords. Avec l'aimable autorisation de son auteur,[1] nous reproduisons ce texte qui devrait inspirer nos dirigeants européens soucieux de notre défense commune. Paris, le 30 juin 2012. © Regards-citoyens.com.

Patrice Cardot -- Photographie © Joël-François Dumont.

Patrice Cardot

Alors que les débats qui entourent les négociations en cours autour de l'avenir de l'Union économique et monétaire - UEM - et de sa gouvernance mettent de plus en plus fréquemment en avant la nécessité d'une avancée vers un schéma fédéral, se pose à nouveau la question de la poursuite de la construction européenne en direction d'une union politique !

Outre le fait que derrière ces notions de "fédéralisme" et d'"union politique" se cachent en fait de nombreuses conceptions comme le souligne Yves Bertoncini,[2] une avancée vers l'Europe politique est-elle vraiment possible ?[3]

En parallèle à ces grands mouvements de négociation autour de l'UEM et de l'eurozone, dix ministres des affaires étrangères de l'Union européenne viennent - soudainement - de se prononcer en faveur d'une revitalisation de la politique de défense commune, cette politique vers laquelle, selon le traité, doit tendre la politique de sécurité et de défense commune.[4]

 Comment ne pas voir là le signe d'une volonté politique réelle de faire bouger les lignes dans la direction d'une Europe plus politique qu'elle ne l'est aujourd'hui ?

Composante essentielle d'un véritable projet politique d'une entité internationale unissant des États-nations ayant décidé de partager durablement leur destin comme leur souveraineté, y compris dans les domaines régaliens comme la monnaie, la diplomatie et la sécurité - au sens le plus large du terme -, un projet de défense commune au sein et au service de l'Union européenne n’aura de véritable sens et de portée que s’il permet :

- de sceller entre les citoyens de l’Union et les institutions politiques, démocratiques et militaires de l’Union un pacte de nature à la fois politique et constitutionnelle qui confèrerait une citoyenneté européenne pleine et entière à chacun des citoyens de ses Pays membres,

- tout en dotant l’UE de l’ensemble des attributs de sa souveraineté qui lui permettront d’être un acteur jouissant d’un statut international et d’une capacité à agir pour la paix et la sécurité internationale conformément à ses engagements internationaux et aux dispositions de la Charte des Nations unies, à atteindre ses objectifs stratégiques et de sécurité, à sauvegarder ses objectifs stratégiques et de sécurité sans qu’il lui soit nécessaire de s’en remettre à un tiers, à constituer un partenaire stratégique crédible, prévisible et respecté des autres acteurs globaux, à sceller des alliances militaires équilibrées, à contracter des accords de défense avec les Pays amis qui le lui en feraient la demande, et, si elle en décide ainsi, de devenir un véritable acteur global dans le monde, c'est-à-dire un acteur à même de réaliser des missions globales, de portée globale, avec des partenaires globaux.

Un projet de défense commune n’aura d’intérêt pour l’Union européenne, pour les États qui la composent, pour ses citoyens, pour ses acteurs stratégiques et économiques comme pour ses partenaires internationaux, qu’à la double condition expresse :

- que l’Union parvienne à prendre la place qui lui revient dans les organisations internationales et multilatérales qui régissent les régulations et les codifications internationales, notamment celles qui interviennent sur le registre de la sécurité (en particulier au sein de l'OTAN),

- et que son corps de doctrine et les moyens qui seraient dédiés à sa mise en application viennent étayer une politique étrangère et de sécurité commune à même de déployer l’ensemble des garanties de sécurité, des mesures de confiance et des mesures de réassurance requises pour assurer l’opérationnalité effective des cinq grandes fonctions stratégiques (anticipation/connaissance, dissuasion, prévention, protection, intervention) sur laquelle doit, impérativement, s’articuler sa propre stratégie de sécurité à l'instar du modèle offert notamment par la stratégie de sécurité nationale en France.[5]

Force est de déplorer que la trajectoire choisie et voulue aujourd’hui par les décideurs politiques européens en matière de défense n’autorise pas à penser que la concrétisation d’un tel projet soit envisageable à court ou moyen terme.

Malgré ses nombreuses initiatives, déclarations, positions communes, conférences et stratégies en tout genre, bien que le Traité de Lisbonne clarifie les principaux buts et les grands objectifs de la PESC - et de la PSDC qui en est une composante majeure -, et bien qu’elle se soit attachée à fixer ses objectifs stratégiques, à identifier ses intérêts stratégiques et à dessiner les contours de ses partenariats stratégiques, l’Union européenne, qui éprouve de réelles difficultés à établir et à rendre visible les grandes orientations de sa politique étrangère et de sécurité commune, ne parvient ni à proposer une vision claire du contenu stratégique de son projet politique ni à concrétiser traduire ses engagements capacitaires au point de ne plus être en mesure d’assurer une opérationnalité pleine et entière de sa PSDC ! Et ce quand bien même elle donne peu ou prou l'impression de parvenir à se définir une stratégie globale.[6]

Pis encore, alors qu'elle est en charge de la politique de sécurité de l'Union, Catherine Ashton affiche à cet égard un désintérêt qui confine à de l'irresponsabilité pure et simple !

Les différents processus attachés à la PSDC éprouvent d’autant plus de difficultés à produire les résultats attendus que ses États membres ont pris le parti de redimensionner leur propre système national de défense pour tenir compte de la nouvelle donne stratégique et des effets de celle-ci sur les grands équilibres de leur propre stratégie de sécurité nationale et ont arrêté des choix stratégiques pour l’intervention de l’Union dans la prévention des conflits et la gestion des crises régionales et internationales (primauté au dialogue politique, à la médiation, à la négociation, à la prévention, au règlement pacifique des différends ; recours à toute la palette des instruments civils, civilo-militaires et militaires de gestion de crise ; recours à des accords avec des tiers etc.[7] qui tendent à sous-dimensionner le rôle de l’instrument militaire ; et ce alors même que le volet spécifiquement militaire de la PSDC, sa déclinaison programmatique et capacitaire comme l’autonomie compétitive de son assise industrielle et technologique pâtissaient déjà des contraintes otaniennes extrêmement lourdes qu’imposent à la fois les engagements souscrits par les États européens membres des deux organisations au travers notamment du processus de Berlin + et de l'initiative de "smart defence",[8] ainsi que le respect des trois critères qui, du point de vue des États-Unis, doivent conditionner la validité de la démarche européenne sur le registre de la Sécurité (Non-duplication, Non-discrimination, Non-decoupling) et de ceux qui s’y sont substitués en 1999 après la révision du concept stratégique de l’Organisation (Improvement, Inclusiveness, Indivisibility).

Le fonctionnement des battlegroups laisse toujours à désirer. A la dernière conférence de coordination, qui s’est tenue le 19 avril dernier, seules deux astreintes ont été remplies pour chacun des semestres de 2016 (au lieu de quatre, deux par semestre). Tous les autres « trous » n’ont pas été comblés. Ce qui fait qu’il n’y a qu’un seul battlegroup de permanence pour tous les semestres de 2013 à 2016, avec une seule exception : au 2e semestre 2014. Voilà où en est aujourd'hui l'engagement des États membres de l'UE en faveur de la PSDC.[9]

Outre le fait que l’absence au sein de l’Union européenne d’une réelle volonté politique partagée par une majorité de citoyens européens d’avancer vers une intégration politique plus marquée rend des plus illusoire, à moyen terme, les abandons, partages et transferts de souveraineté qu’exige un tel projet de défense commune, l’état actuel des systèmes de défense nationaux des Etats membres de l’Union et les évolutions que laisse augurer la situation catastrophique de leurs finances publiques ne permettent pas d’envisager un rehaussement de leur engagement en faveur d’une défense commune.

Or comment interpréter le fait que lorsque la commission spéciale sur les défis politiques et les ressources budgétaires pour une Union européenne durable après 2013 a préparé la résolution intitulée 'Investir dans l'avenir : un nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) pour une Europe compétitive, durable et inclusive' que le Parlement a adoptée le 8 juin 2011, soit un mois après que ce même Parlement ait adopté une autre résolution majeure sur 'le développement de la PSDC après la mise en œuvre du Traité de Lisbonne', et un mois avant l'adoption d'une autre résolution tout aussi fondamentale sur 'l'approche du Parlement européen relative à la mise en œuvre, dans le domaine de la PESC et de la PSDC, des articles 9 et 10 du protocole n° 1 du traité de Lisbonne sur la coopération interparlementaire', elle n'a pas jugé nécessaire d'inscrire comme défi politique la baisse sensible des budgets de la défense en Europe, baisse tendancielle amplifiée par les impacts des crises financière et de la dette souveraine sur ces budgets partout en Europe ? Certes, la résolution d'initiative du 14 décembre 2011 sur 'l'impact de la crise financière sur le secteur de la défense dans les États membres de l'Union européenne' a tenté de changer la donne! Mais 6 mois après la communication par la Commission européenne de ses propositions pour le prochain cadre financier pluriannuel ! (Sic !)

Engagée à la fois dans un processus d’élargissement sans fin en même temps que dans un nouvel agenda transatlantique qui dessine les grands contours de sa relation stratégique privilégiée avec les États-Unis, une relation qui fixe un agenda contraignant à l’approfondissement continu de sa relation avec l’OTAN et qui tend à paralyser les quelques velléités d’autonomisation stratégique et politique de certains de ses États membres, l’UE semble systématiquement tenue d’aligner ses positions sur celles de son principal allié.

L’élargissement des grandes missions de l’OTAN décidé lors de la dernière révision de ce concept stratégique aux trois enjeux suivants : sécurité coopérative, gestion des crises, défense collective, participe indubitablement à renforcer encore davantage ces contraintes en même temps qu’il crée les conditions d’une compétition accrue entre l’OTAN et l’UE dans leur quête respective de jouer un rôle central sur l’échiquier international par la voie du partenariat !

A cette situation critique s'en ajoute une autre : la fragilisation de la base technologique et industrielle européenne de défense se renforce chaque année en l'absence de programmes de coopération réellement structurants, et d'une véritable consolidation à l'échelle de l'Europe, laissant entrouverte la porte à une consolidation essentiellement transatlantique : cette dernière trouvant à la fois dans les processus de standardisation de l'Otan, dans l'initiative de "smart defence" de cette organisation (voir ci-dessus) et dans le processus de "pooling and sharing" propre à l'UE [10] et dans la relation spéciale qui lie le Royaume-Uni aux États-Unis, les leviers nécessaires, au risque de permettre aux entreprises et investisseurs non européens de tirer la meilleure part de cette consolidation comme en attestent les derniers rebondissements du dossier F35.[11] Mais qui s'en préoccupe aujourd'hui au sein des institutions européennes et des capitales européennes ?

Qui se préoccupe du redéploiement du système Echelon au profit des intérêts économiques et stratégiques des seuls États-Unis ? Qui se préoccupe de la place qu'occupe soudainement dans l'agenda transatlantique le développement d'une cyberdéfense tout aussi inquisitrice ? Qui se préoccupe enfin des travaux parlementaires au sein du Congrès américain qui, en visant à rendre possible partout dans le monde des intrusions informatiques en provenance des services de l'administration européenne au nom des intérêts les plus légitimes de sécurité nationale des États-Unis, autoriseraient ces derniers à opérer une surveillance continue des transactions de toute nature intervenant entre des agents économiques ou privés dans le monde ?[12]

On le voit bien, la dimension globale du projet d’intégration euro-atlantique, par ses effets probables sur la reconfiguration de l’assise industrielle et technologique européenne de la PSDC, participe à rendre illusoire la concrétisation à moyen terme du projet de défense commune inscrite au traité sur l’Union européenne comme un objectif possible de l’UE si les États membres en décidaient ainsi.[13]

L'élargissement sans fin de l'Union, bien qu'indispensable à maints égards au projet politique européen, ne favorise en rien les convergences, intégrations, consolidations, mutualisations et partages indispensables à une véritable politique de défense commune ! D'autant moins que son agenda est strictement calé sur celui de l'élargissement de l'Otan qu'il semble avoir vocation à préparer !

L'Onu-isation de la PSDC que traduit la décision d'ouvrir les missions de la PSDC à des pays tiers, non nécessairement amenés à intégrer un jour l'Union [14] ajoute encore à cet état de fait.

Un tel constat semble n’avoir jamais été posé de manière aussi explicite en Europe, notamment par les personnalités politiques, les diplomates, les états-majors [15] et les experts des think tanks et autres fondations prolixes en études, déclarations et communiqués.

Il convient donc de raison garder à l’égard du projet de défense commune sans pour autant renoncer à anticiper et/ou à susciter les évolutions doctrinales qu’exigeront les évolutions de l’échiquier stratégique international sous les effets combinés et cumulatifs des crises régionales et des crises globales et/ou systémiques qui pourraient surgir dans les années à venir et de la mutation stratégique qu'opère la mondialisation.

Il est heureux que la France ait décidé consensuellement de maintenir son appareil de dissuasion nucléaire et d'apporter au Royaume-Uni l'assistance indispensable à ce dernier pour se maintenir dans le club des États nucléaires, de manière à ce qu'il demeure en Europe un espace d'autonomie stratégique !

Comme il est heureux que les autorités françaises aient perçu les menaces que fait peser le projet de défense anti-missile balistique sur le maintien de cette capacité stratégique essentielle [16] quand bien même elles se soient associées à leurs partenaires de l'Otan pour déclarer opérationnelle, lors du sommet de Chicago de la fin mai 2012, la phase intérimaire de ce système !

Pour autant, en raison de l'obligation qui pèse aujourd'hui sur l'Union européenne, si elle veut jouer un rôle sur la scène internationale, des initiatives doivent être entreprises à court/moyen terme de manière à créer les conditions cadres susceptibles de modifier les choses dans un sens favorable en prenant pleinement acte, avec Jean Monnet, que « la coopération entre les nations ne résout rien. Ce qu'il faut chercher, c'est une fusion des intérêts européens et non pas seulement l'équilibre de ces intérêts

Elles devront être précédées d'une analyse aussi exhaustive et lucide que possible des grandes interrogations que soulève un tel projet politique.[17]

Quand bien même l'élaboration de l'Union politique ne peut s'inscrire que dans un "temps long", abandonner ce projet aux thuriféraires d'un agenda transatlantique dans lequel s'évanouirait toute velléité d'autonomie politique et stratégique de l'Union européenne relèverait purement et simplement de l'irresponsabilité politique, doublée de lâcheté !

S'il est un domaine où la coopération européenne progresse à un rythme 'raisonnable', c'est bien celui du transport aérien militaire ![18] Une preuve supplémentaire nous est offerte avec les initiatives dont les acronymes - en anglais - sont EATC (European Air Transport Command) et EATF (European Air Transport Fleet), initiative franco-allemande qui revient au général d'Armée aérienne Jean-Paul Paloméros, alors major-général de l’armée de l’Air, et au Lieutenant-Général Kreuzinger-Janik, Inspecteur de la Luftwaffe.[19]

Agissons pour que cet envol réussi emporte avec lui bien d'autres progrès !

Si nécessaire, et c'est probablement le cas, mettons en œuvre une coopération renforcée dans le domaine de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, condition sine qua non de l'établissement de la coopération structurée (cf. infra).

Il est incontestable que la voie vers une véritable politique européenne de défense commune sera d'autant plus dégagée que les Européens seront parvenus à réaliser cette Union économique, monétaire, fiscale et bancaire sans laquelle aucune ambition stratégique européenne n'aura de sens !

Patrice Cardot

Cet article réactualise celui qui a été publié début 2012 sur le blog Regards-citoyens.com.

Voir également sur ce même registre :

* Statement of the President of the European Council, Herman Van Rompuy, at the Chicago NATO Summit (Chicago, 20 May 2012).
* Relancer sans délai le projet d’Union politique autonome pour éviter le rétrécissement stratégique de l'Europe (19 novembre 2011).
* Positions officielles du Général Charles de Gaulle sur l'Alliance atlantique, l'OTAN et la place de la France dans ces entités (16 mars 2012).
* De la puissance d'un État ou d'un groupe d'États (19 janvier 2012).
* Mettons en œuvre une coopération renforcée dans le domaine de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, condition sine qua non de l'établissement de la coopération structurée (10 février 2012). 
* De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE : les termes de l'enjeu (9 juin 2012).
* De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE : éléments d’analyse complémentaires et pistes envisagées (9 juin 2012).
* « Interrogations préalables à l'établissement d'un ‘concept stratégique global’ pour la politique de Sécurité de l'Union européenne » (17 avril 2012).
* « Pooling and sharing : faut-il un eurogroupe des budgets de défense ? » (9 juin 2012).

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[1] Ancien élève de l’École de l’Air (Promotion 1974) et de l’École nationale supérieure de Techniques Avancées (ENSTA – Promotion 1983), titulaire d’un DEA en intelligence artificielle (INP Toulouse), Patrice Cardot est ingénieur civil sous contrat du ministère de la Défense après avoir servi comme officier de l’armée de l’Air en qualité de membre du Personnel navigant, enseignant-chercheur et cadre de direction. Auditeur de l’Institut diplomatique, il est également membre actif de plusieurs associations (Conseil national du Mouvement Européen–France, Comité d’Études de Défense nationale). Il est aujourd’hui en charge des questions multilatérales et régionales au sein du Conseil général de l’armement (Ministère de la Défense) après y avoir été plusieurs années consécutives en charge des questions européennes.

Principales publications : "La recherche et la technologie, enjeux de puissance" (en collaboration avec V. Mérindol et D.W. Versailles, ECONOMICA, janvier 2003); "Quel budget européen à l’horizon 2013 ? Moyens et politiques d’une Union élargie" (ouvrage collectif réalisé sous la direction de Maxime Lefebvre, Collection « Travaux et Recherches » de l’IFRI,- La documentation française, août 2004. "Sécurité globale et agence européenne de défense" (Rapport au Conseil Général de l'Armement, avril 2005); "Nouveaux fondements pour la Sécurité européenne" (Rapport au Conseil Général de l'Armement, février 2007). "La sécurité dans le Traité de Lisbonne" (Rapport au Conseil Général de l'Armement, juin 2008). "Enjeux croisés de sécurité, de défense et de problématique internationale dans le domaine des technologies convergentes" (de type NBIC) (Rapport au Conseil Général de l'Armement, septembre 2009). "Intentions, objectifs, conditions, modalités et agenda attachés à l’établissement de la coopération structurée permanente" (www.regards–citoyens.com). "De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE" (Rapport au Conseil Général de l'Armement, septembre 2011).

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[2] « Saut fédéral ou unions politiques ? » par Yves Bertoncini in Notre Europe, par ERASME (22 juin 2012).

[3] cf. « Europe politique : un espoir est-il raisonnable? » par Alain Richard in Revue Politique étrangère, par ERASME (24 juin 2012).

[4] cf. « Revitalisons la politique de défense commune » disent dix ministres européens des Affaires étrangères (28 juin 2012)..

[5] cf. « La stratégie de sécurité nationale : définition et objectifs », par Patrice Cardot (9 Août 2010).

[6] cf.« Service européen d’action extérieure de l'Union européenne : des faits et des questions in regards-citoyens.com par Olivier Jehin (26 juin 2012) ; « Vouloir bâtir une Europe politique comporte des exigences irréductibles !» par Patrice Cardot (25 juin 2012), ainsi que « Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois globale et systémique » par Patrice Cardot (Nouvelle édition, 23 juin 2012).

[7] cf. « Les accords cadres PSDC passés par l’UE avec des pays tiers – le point », par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2.eu).

[8] « Smart Defence » ou encore « Smart Defence and the Future of NATO : Can the Alliance Meet the Challenges of the Twenty-First Century ?» by Camille Grand, Fondation pour la Recherche Stratégique - FRS, par de la Boisserie (22 mai 2012).

[9] Voir à cet égard « Battlegroups. Pourquoi le planning n’est pas tenu ? La réflexion continue », par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2.eu (29 mai 2012).

[10] "Pooling and sharing" : document PDF à télécharger.

[11] « L'avion américain F-35 sème la zizanie en Europe : Londres annonce choisir une version différente de celle prévue dans l’accord de défense passé avec la France » in Le Monde du 12 mai 2012.

[12] cf. « USA Patriot Act : un risque majeur pour la confidentialité des données dans le Cloud », par Jamal Labed (Le Monde) ainsi que « Retour sur images : Effets extraterritoriaux du USA Patriot Act - Droit à la vie privée », par Me Alain P. Lecours (2006).

[13] cf. à cet égard, notamment, « Sustaining U.S. Global Leadership: Priorities for 21st Century Defense » (DoD - January 2012) et « Les institutions européennes se seraient-elles mises au service d'une prophétie autoréalisatrice d'Union transatlantique ?» par le Collectif pour Une Europe Politique et démocratique (13 décembre 2011), nouvelle édition, ou encore, « Jusqu'à quel niveau d'intégration l'agenda transatlantique nous entraînera-t-il, sans aucun débat démocratique ?» par Paul Auster (24 juin 2012).

[14] cf. « Les accords cadres PSDC passés par l’UE avec des pays tiers » in Le point en date du 20 avril 2012.

[15] cf. « Les militaires européens souhaitent-ils vraiment une politique de sécurité et de défense commune européenne qui ne se limiterait pas à un 'simple' pilier européen de l'OTAN ?» par de la Boisserie (20 juillet 2011, nouvelle édition).

[16] cf. « World Economic Forum, Insight Report : Global Risks 2012, Seventh Edition ».

[17] cf. « Comment la France doit-elle se positionner à l'égard du projet de défense antimissile balistique (DAMB) ?» par De la Boisserie (21 avril 2012).

[18] Voir « S'il est un domaine où la coopération européenne progresse à un rythme raisonnable, c'est bien celui du transport aérien militaire ! Une preuve supplémentaire : les initiatives EATC et EATF » de Patrice Cardot (24 septembre 2010).

[19] Voir également “Notre devoir pour la nation nous impose de nous projeter à 15 ans, pas à 15 mois”, “grand entretien” accordé par le général d'armée aérienne Jean-Paul Paloméros à Joël-François Dumont pour la revue Défense (N°146, juillet-août 2010) « sur les responsabilités de l'armée de l'Air dans la sécurité collective ». Voir également « Le Centre Multimodal des Transports » par le général Philippe Carpentier (27 février 2010) et « Transport aérien militaire : un exemple d’intégration de forces européennes » par le général Alain Rouceau (20 octobre 2010).
 

 

 


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