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« Nous sommes dans le meilleur des mondes possibles, étant donné la situation actuelle »

Par Richard Labévière (*)

Source : Esprit@corsaire.com.[1] Paris, le 18 juin 2012.

Richard Labévière -- Photo © Joël-François Dumont.José Mauricio Bustani, ambassadeur du Brésil en France, dit que François Hollande s’identifiera davantage à Dilma Rousseff, et soutiendra le Brésil pour un siège à l’ONU. Il rappelle l’identification du Brésil à la proposition française d’ajouter au pacte d’austérité européen un ensemble de mesures de croissance économique. Il valorise la présence du président français à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio+20, sur invitation personnelle de Dilma Roussef. Il souligne enfin l’effort intense déployé par la France dans le cadre de l’appel d’offres de la Force aérienne brésilienne (FAB) pour la vente des chasseurs Rafale, en concurrence avec des avions américains et suédois.

Voici l’interview qu’il a accordée à Fernando Eichenberg, pour le journal O Globo, publié le 19 mai.

O Globo : Quelles seront les conséquences pour le Brésil de ce changement de gouvernement en France ?

José Mauricio Bustani, ambassadeur du Brésil en France

José Maoricio Bustani : Je ne pense pas qu’il y aura de modification par rapport au Brésil entre le gouvernement précédent et celui-ci. Ils manifestent le même respect et la même confiance – le mot le plus important - dans les valeurs que représente le Brésil. Même s’ils ont parfois des perceptions différentes sur des questions de politique étrangère, ils sont ouverts au débat. Nous avons entamé une discussion très importante autour de la notion de responsabilité de protéger, établie au moment des révoltes du Printemps arabe. L’avantage de tout ceci est que, avec un gouvernement socialiste ici, il y aura naturellement une plus grande affinité politique, étant donné les partis qui composent le gouvernement. Le PT (Parti des travailleurs) et le Parti socialiste ont des liens historiques traditionnels, tous les membres se connaissent. François Hollande lui-même s’est rendu à deux reprises au Brésil. Il existe déjà une grande entente. Désormais, le dialogue à tous les niveaux s’en trouvera énormément facilité. Si l’échange entre les deux pays dans le cadre du G20, sur des questions liées au travail, ou encore sur des questions sociales, était déjà positif, il le sera davantage en raison de la philosophie du gouvernement socialiste dans ce domaine. Je pense que nous nous trouvons dans le meilleur des mondes possibles par rapport à ce qui se passe ici.

O Globo : De quel œil le Brésil voit-il la question de la crise européenne et des divergences au sein de l’axe franco-allemand sur les politiques d’austérité et la croissance économique du continent ?

José Maoricio Bustani : Notre vision, énoncée par la présidente, sur la question de l’avenir de l’Europe et de l’euro est sensiblement plus proche du discours de Hollande, en ce qui concerne le contrôle du déficit et la croissance. Elle représente ainsi un point de rapprochement supplémentaire. La presse française évoque d’ailleurs le fait que Hollande, dans ses tentatives d’améliorer le dialogue avec la chancelière allemande Angela Merkel, compte non seulement sur le soutien des pays qui ont manifesté leur accord avec cette position, mais aussi sur des ex-présidents, comme Lula, et l’actuelle présidente Dilma Rousseff, qui défendent ce type de position à l’encontre de l’opinion plus conservatrice de la rigueur.

O Globo : Comment le Brésil pourra-t-il intervenir ?

José Maoricio Bustani : L’Europe est notre deuxième partenaire, nous ne pouvons pas nous permettre de rester passifs alors que celui qui achète nos produits n’est plus en mesure de le faire. Il est dans notre intérêt que l’Europe et la zone euro se renforcent, et non pas qu’elles s’effondrent. Notre vision est qu’une politique pour récupérer l’Europe et la zone euro doit appliquer un coup de maître comme celui de Lula, qui a su simultanément contrôler le déficit public et stimuler la croissance, en restant attentif à la question sociale. Il est évident qu’ici, la préoccupation sociale se situe à un autre niveau. Mais il s’agit de formes innovantes que nous avons mises en œuvre, qui ont fonctionné, et nous pensons qu’elles peuvent être appliquées en Europe. Et Hollande s’inscrit dans cela, parce qu’il s’inspire beaucoup de ces expériences, tout particulièrement de la nôtre. Il se plaît à parler du Brésil comme de la gauche qui a marché.

O Globo : Quel a été le ton de la conversation téléphonique entre les présidents Rousseff et Hollande, suite aux résultats de l’élection ?

José Maoricio Bustani : La conversation a duré environ 25 minutes, et le contact, au cours duquel chacun a réaffirmé la volonté d’élever la coopération à des niveaux encore plus avancés, fut excellent. L’impression qui s’en est dégagée est qu’ils ont été satisfaits du ton amical et réceptif de la conversation. Au cours de l’appel, la présidente Rousseff a invité Hollande à participer à la Conférence des Nations unies sur le développement durable, Rio+20. Je vous avoue que je pensais que ce serait difficile pour lui, qui vient d’être investi et dont l’agenda est très chargé. Il dispose d’un délai très court pour résoudre des questions de grande importance pour L’Union européenne, à la réunion de l’OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), au sommet du groupe des G8, et ensuite, du G20. Mais il s’est montré disposé à s’y rendre, ce qui est, à mon avis, une décision extrêmement importante, étant donné surtout que ni Angela Merkel, ni David Cameron (Premier ministre britannique), ni Barack Obama (président des États-Unis) ne seront présents. En revanche, le nouveau président d’une grande puissance européenne sera parmi nous. Un pays avec lequel nous partageons depuis longtemps des positions communes sur des questions concernant l’environnement, comme celle que nous avons adoptée lors de la Conférence de Copenhague, où le Brésil et la France ont présenté un document conjoint. L’année dernière, parce qu’il s’agissait de la première année de notre nouveau gouvernement, et de la dernière année de celui de la France, les contacts politiques de haut niveau ont été moins fréquents. Je dirais que cette année, nous reprendrons un rythme plus soutenu. Je pense que, dès le deuxième semestre, l’activité des rencontres ministérielles s’intensifiera, et, dans un futur proche, une rencontre présidentielle sera organisée. A l’occasion de cette visite au Brésil pour Rio+20, une réunion bilatérale aura certainement lieu, mais il ne s’agira pas encore d’une rencontre présidentielle plus importante.

O Globo : Quels sont les signes du nouveau gouvernement français encourageant les ambitions brésiliennes à obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU après une éventuelle réforme ?

José Maoricio Bustani: Hollande avait déjà répété lors de ses discours de campagne qu’il était indispensable de soutenir le Brésil pour obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité. Le gouvernement précédent avait lui aussi mis l’accent sur ce fait et le nouveau le fera autant sinon plus. Le Royaume-Uni insiste également là-dessus. Le problème, ce sont les trois autres pays (États-Unis, Russie et Chine), en particulier les Américains, qui représentent un élément-clé dans cette question. Quand les Américains diront « oui, nous allons réformer » (le Conseil), je crois que là, la Russie et la Chine bougeront. Mais quand les Américains font un geste positif envers l’Inde et ne font pas la même chose pour le Brésil, ils n’ouvrent pas la voie pour que la réforme soit négociée et mise en œuvre. La France et le Royaume-Uni continuent à soutenir le Brésil, mais tant que les États-Unis ne feront pas un pas décisif dans le sens de la réforme, rien ne pourra avancer.

O Globo : Comment analysez-vous la politique étrangère française ?

José Maoricio Bustani: En général, la politique étrangère française est un peu bipartisane, comme on dit aux États-Unis. Je n’ai vu dernièrement aucune critique socialiste par rapport à toutes les initiatives que (l’ex-président Nicolas) Sarkozy a prises dans le domaine international, surtout par rapport au Printemps arabe. Des résistances sont apparues par la suite, par exemple concernant l’entrée complète de la France dans l’OTAN. Mais cela était irréversible. Et la France n’a pas perdu son indépendance, au contraire de ce qui a été dit, elle s’est renforcée ; elle a un rôle important, elle y participait de fait et a seulement institutionnalisé quelque chose qui existait déjà. Par rapport au retrait des troupes françaises en Afghanistan, Sarkozy avait annoncé que ce serait pour 2013, et Hollande a déclaré qu’il le ferait cette année, mais ce sont des facteurs qui dépendent de la réalité. Est-il viable et possible que les troupes françaises se retirent cette année-même ? Parce qu’il ne suffit pas de rappeler des soldats, mais il y a aussi tout l’équipement et les centres d’entraînement. Ce sera une décision de Hollande, lors d’échanges qui se tiendront avec ses partenaires de l’OTAN. Il s’agit seulement d’une divergence de temps, les deux parties sont convaincues du retrait des troupes. Concernant le nord de l’Afrique, les points de vue sont identiques ici. Il y a même un philosophe de gauche, Bernard-Henri Lévy, qui a beaucoup contribué à la sensibilisation de Sarkozy à la question de la Libye. Par rapport à la Syrie, je ne vois pas de désaccord. Naturellement, il y a peut-être un peu plus de souplesse sur le ton, qui peut évoluer, mais seule l’expérience pourra le dire. Le discours de campagne est une chose, maintenant lorsqu’on est au gouvernement, avec des données plus précises sur les dossiers, c’est autre chose.

O Globo : Le Brésil attend une plus grande adhésion de la France sur les questions internationales, par exemple pour des cas comme les négociations entre Brasília et Ankara au sujet du contrôle du programme nucléaire iranien ?

José Maoricio Bustani : La France a été ouverte à la proposition brésilienne de négociation dans le cas de l’Iran, mais en même temps, elle s’est trouvée face à une précipitation pour le vote du projet de résolution au Conseil de sécurité, qu’elle ne pouvait pas refuser. La France était prête à attendre un peu, mais en quelques heures, les Américains ont présenté un projet de résolution, et il s’est passé ce qu’on sait. Mais l’évolution du temps a amené les pays occidentaux à se rendre compte que notre initiative était méritoire. Je pense qu’il n’y a pas de raison pour que le gouvernement socialiste ne suive pas cette ligne d’ouverture et de dialogue, car personne n’a intérêt à ce que cette situation se paralyse, au point de déclencher une guerre. Les pays occidentaux ont compris qu’il faut créer des conditions pour éviter qu’Israël n’agisse unilatéralement, surtout maintenant, avec le renfort interne du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Et même l’Iran donne une nouvelle chance au dialogue.

O Globo : Quel est le stade actuel des controverses par rapport à l’achat d’avions de chasse militaires par le Brésil, où le Rafale a été indiqué comme étant le favori dans la dispute avec l’américain F-18 et le suédois Gripen ?

José Maoricio Bustani : Ce dossier avancera à un moment donné, lorsque notre présidente aura déterminé que les conditions budgétaires permettent cette décision. Et il devra avancer simplement parce que nous aurons besoin de remplacer les avions qui seront prochainement mis hors service. Nous avons d’ailleurs un délai assez court, car apparemment c’est en 2013 que les actuels Mirage ne pourront plus voler. L’intérêt pour la France de vendre cet avion n’est pas l’intérêt d’un parti mais de celui de l’État français. Il était aussi important pour Sarkozy qu’il ne l’est pour Hollande, il n’y a aucun doute là-dessus. Je ne sais pas si ce sera le choix du Brésil, mais il y a ici un engagement du pays, de l’opinion publique française. C’est la fierté de la technologie française, et c’est un bel avion. L’avantage du Rafale, c’est qu’ils pourraient déjà livrer quelques appareils avant de commencer à les fabriquer au Brésil, afin de faire la transition et les essais. Le scénario a aussi changé avec l’entrée de l’Inde dans ce processus car leur commande est trois ou quatre fois supérieure à la nôtre. Mais je pense que cela ne devrait pas changer grand-chose car les Français ont les moyens de la réaliser. Et le Brésil est un partenaire différent de l’Inde, c’est une autre conception de partenariat. L’Inde est un pays doté de l’arme nucléaire, c’est un autre type de dynamique. L’engagement de transfert de technologie intégrée est l’aspect le plus important de l’offre française, pour que l’avion devienne franco-brésilien au cours du processus. Le Gripen présente l’inconvénient d’être encore à inventer. Celui qui vole actuellement ne nous convient pas car il est trop petit et n’a pas d’autonomie, il faudrait développer un avion adapté équivalent à l’américain ou au français. Et le développement d’un avion de ce type met du temps. Le Rafale a pris huit à neuf ans pour être créé. Et ce choix signifierait trop d’attente. Le Gripen est le moins cher car comme il n’existe pas, il peut être fabriqué pour un prix plus adéquat mais, comme on le sait, les coûts effectifs de production du Rafale et de l’avion américain ne correspondaient pas aux devis originaux.

(*) Richard Labévière est rédacteur en chef d'Esprit@corsaire.

[1] espritcors@ire, lancé le 18 juin 2012, est un réseau d’experts des questions de défense et de sécurité. Ils partagent les mêmes valeurs et les mêmes objectifs: déchiffrer, produire et diffuser de l’information sur ces sujets dans un cadre pluraliste, un esprit de liberté, une optique de débat.

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