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Sens

Sens, mensonge et vidéo !

Par Guy Labouérie.(*) Brest, le 13 juillet 2014.© 

Il est toujours instructif, au-delà du découragement qui saisit généralement les téléspectateurs de bonne foi, de regarder les démonstrations télévisuelles de nos ministres anciens et actuels. En effet, alors que plein d’ardeurs et d’un sentiment de supériorité inégalable ils se présentent, eux, leurs idées et leurs actions éventuelles comme des personnes raisonnables pensant, travaillant et agissant au nom de la Raison, une raison universelle, ils sont l’étonnante expression de l’inverse. Ils oublient d’abord que cette raison n’est pas la même, pour un Occidental, un Slave, un Chinois, un Hindou, un Arabe, etc. et qu’elle a donc un côté sinon relatif, du moins excessivement sensible et qu’y faire sans cesse référence n’est guère convaincant. En même temps leurs attitudes physiques, leurs vocabulaires, leurs raisonnements, leurs attitudes générales… sont la démonstration du contraire… tout est passionnel. Nous sommes avant tout des passionnels et s’ils s’appuient sur des chiffres ils se laissent trop souvent prendre à une rationalité apparente car bien souvent on peut leur faire dire n’importe quoi qu’il s’agisse de sondages, de statistiques ou autres. L’homme rationnel n’existe pas en tant que tel et ceux qui ont voulu s’incliner devant la déesse Raison ont conduit leurs peuples aux atrocités et aux malheurs.

« Qui se met à penser devient hérétique … » (Bossuet) -- Guy Labouérie à Porspoder.

Hommes de passion nous sommes, hommes de passion nous restons toujours, en espérant néanmoins que nous sommes capables de plier ces passions à un véritable raisonnement quand il s’agit de décider après avoir étudié, analysé, argumenté. De ce point de vue au lieu d’emboucher les trompettes de l’ignorance, nos médias et bien d’autres auraient mieux fait de s’interroger vraiment sur les propos du Pape Benoît XVI à ce sujet dans sa leçon universitaire de Janvier 2004 à l’université catholique de Bavière. Mais évidemment faire référence à un chrétien, et pire encore le pape lui-même, était scandaleux pour les progressistes et les menteurs… dommage ! Si les raisons d’un tel décalage entre ces deux aspects rationnel et passionnel sont nombreuses la principale peut-être tient à l’oubli de qui nous sommes : « des êtres dans le temps » qui n’ont demandé ni à y être ni à en sortir… et dont cette double insatisfaction domine toute notre vie. « Nous sommes à nous-même une énigme » avec toutes les conséquences que cela induit. Par suite il ne peut y avoir pensée ni action qui ne se situent entre une Origine et une Finalité, entre un pourquoi on se trouve là à chaque moment et, sans jeu de mot, pour quoi on pense et on veut agir, pour quoi on veut vivre. Le chemin entre ces deux pourquoi est celui de chacun de nous sur la planète aussi bien que sous sa forme collective, celui de notre pays, de notre civilisation, de notre race humaine, et même celui de notre univers, etc. Sauf à avoir perdu la capacité de réflexion qui nous fait humain, aucun de nous ne peut échapper durablement à ce double questionnement, ne serait-ce en ce qui concerne sa vie personnelle, c’est-à-dire son identité d’homme ou de femme et aussi sa participation à une collectivité quelle qu’elle soit. Nous avons tous, personne et société, à répondre en permanence à quatre questions :

« Qui suis-je ? Dans quel monde ? Pour quoi faire ? Avec qui ? » Ce qui n’est rien d’autre que le « sens » véritable, celui qui nous fait humain, capable de réfléchir et d’agir, en dehors duquel individu comme société nous ne sommes au mieux que des irresponsables ou des suiveurs et au pire des esclaves!

La célèbre déclaration « pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien » n’est plus guère enseignée et encore moins prise en compte dans tout ce que nous vivons et faisons. Pourtant régulièrement rappelée et rapportée à notre situation du moment elle donnerait à chacun une piste de réflexion initiale continue dans sa vie sans pour autant se prendre pour un grand philosophe. Ce serait encore plus vrai et plus important pour les responsables collectifs au premier rang desquels ceux qui aspirent à diriger leur société. Ce serait d’autant plus indispensable et profitable que le règne de l’immédiat où nous sommes entrés, voire englués, entraîne non seulement que seul compte le présent évoluant inéluctablement vers l’individualisme et le matérialisme, mais surtout qu’en guise de raison il n’y a plus qu’émotion, confusion dramatique entraînant bien des échecs. Échecs personnels, il n’est que de voir les vies amoureuses de nos contemporains, et collectifs dans les désastres humains et matériels de plus en plus importants et immédiats… La perte de l’histoire et des racines personnelles et collectives l’aggrave, tandis que ne cesse de progresser un non professionnalisme grandissant et inquiétant un peu partout dans la société, conséquence imprévue de l‘individualisme encouragé par un trop plein de données et d’exigences émotionnelles décourageant toute prise en main personnelle comme collective.

On le voit en particulier avec notre habitude grandissante, pris que nous sommes par le temps, de ne plus connaître que le « Comment » qui se trouve effectivement entre l’origine et la finalité de ce que l’on pense, imagine, propose, ordonne, décide, etc. mais ce faisant, d’une part le temps dans sa complexité disparaît et d’autre part la vision hors de laquelle il n’y a pas de projet valide devient accessoire voire impossible. En effet, contrairement à ce que l’on croît on se déconnecte des réalités du moment qui ont toujours un substrat voire un passé sans lesquels on ne peut bâtir et agir de façon in-telligente, au sens étymologique du terme « intus legere »: lire à l’intérieur c’est-à-dire aller à la coïncidence profonde entre ce qui est dans ses conséquences venues du passé et ce que l’on souhaite ou l’on veut.

L’histoire de chaque personne comme de chaque peuple se joue de la même façon, les évolutions les plus importantes n’aboutissent que si elles sont pensées et menées de cette façon à moins qu’elles ne se manifestent dans la violence. Or bien souvent cette intelligence est remplacée par le discours, plein d’émotion et trop souvent de mensonges destinés à faire rêver et adhérer mais qui, dans les conditions actuelles, ne fait que décourager. La France connaît cela depuis longtemps et il en est de même de bien des pays appartenant aux régions asiatiques, moyen-orientales ou américaines… C’est le signe que ces pays sont en peine de dominer leurs futurs car ils refusent ou déifient leur passé et n’imaginent l’avenir qu’à base d’idéologies et de confort matériel ce qui, dans un cas comme dans l’autre conduit à l’échec collectif. C’est ce qui arrive où au moment des élections. Les promesses de quelque bord qu’elles proviennent ne reposent sur rien de concret, de réel, de racines, à partir desquels on puisse effectivement bâtir du solide ou du neuf. La religion du « toujours plus, tout de suite » a saisi tout notre monde, y compris politique, n’ayant rapidement aucun sens sinon celui de ruiner individus et collectivités, la solution des emprunts n’ayant qu’un temps. Nous connaissons tous les formules classiques « ça n’a pas de sens… ça n’a aucun sens! » et les avons probablement employées un jour ou l’autre pour caractériser des situations, propositions, directives, actions que nous ne comprenons pas et dont les conséquences individuelles ou collectives se révèlent très vite de façon négative. Les exemples ne manquent pas. Citons en trois.

En premier lieu les enfants français des immigrations. Si dans leur majorité ni leurs parents, ni l’Éducation nationale, ni l’organisation sociale ne leur disent pas pourquoi ils sont Français, pourquoi leurs parents sont partis de leur pays d’origine, ce qu’ils en gardent d’important, les difficultés représentées par ce changement de vie et ce qu’ils souhaitent comme avenir pour eux et leurs enfants, alors il ne faut pas s’étonner du développement des communautarismes allant jusqu’au refus de leur propre citoyenneté comme le montrent ceux qui partent vers la Syrie... Quelle condamnation de nos théories fumeuses qui n’ont aucun sens et notre incapacité à définir une véritable politique des immigrations. Il en est de même de l‘Éducation nationale qui année après année est allée de décisions en décisions idéologiques sans rapport avec les données et les besoins réels de nos enfants! Où est le sens de toute cette malheureuse évolution commencée avec le collège unique en 1975 ? Comment rebâtir ?

Quand, pour des motifs officiels bénéfiques et d’autres de basse politique voulant conserver à la majorité l’essentiel des présidences de nouvelles régions à créer, cela se fait en quelques jours voire quelques heures sans aucun débat se fondant sur l’histoire administrative et culturelle de notre pays avec toutes ses composantes historiques, on peut être sûr du résultat : soit l’abandon de ce qui ne serait qu’un gadget pour distraire le peuple des impuissances en cours soit une imposition stupide et malheureuse dans ses conséquences en profitant de l’effondrement de l’opposition. Dans les deux cas, c’est non un non-sens méprisant pour l’ensemble des Français et une faute politique. Ce sera un échec immédiat ou à terme en empêchant pendant longtemps de revenir sur une difficulté majeure du pays, son fameux mille feuilles… Quel est le sens qui a dominé cette décision ?

De la même façon quand les États-Unis s’étonnent aujourd’hui que les armes et entraînements qu’ils ont prodigués aux opposants de Bachar el Assad en Syrie se retrouvent dans les bagages du nouvel « faux Calife » auto-proclamé en Irak, comme tous ces faux religieux qui détruisent la foi et l’avenir de leurs adeptes, on se demande comment sont prises leurs décisions sinon dans l’ignorance totale de ce que sont les cultures et l’histoire des pays musulmans arabes, en commençant par leur cher allié saoudien. Que 40 ans d’échecs dans cette région du monde avec des milliers de morts de leurs garçons ne les aient toujours pas incités à étudier le pourquoi et le pour quoi avant de se lancer dans leurs expéditions laisse coi et fait preuve d’un non-sens ahurissant. Il semble bien que Poutine ait récemment été bien meilleur stratège que l’ensemble des Présidents, secrétaires d’État et conseillers américains tandis que les pauvres réactions européennes montraient à quel niveau nous sommes tombés… On peut continuer longtemps à citer des exemples similaires à travers la planète, particulièrement dans leur dimension politique, au point que l’on peut avoir des doutes sur le sérieux, la compétence, le sens du travail puis de la décision de ceux qui nous gouvernent. L’histoire contemporaine avec son cortège de violences, d’injustices et de mépris, et de mensonges en est la triste expression.

Le 3 Février 1989 sur la passerelle supérieure du bâtiment de commandement « La Marne » mouillé en baie de Bombay, le Président Mitterrand tout en regardant les vaisseaux français qui lui avaient rendu les honneurs ainsi que la flotte indienne sur rade a murmuré «… de tous les corps de l’État seules les Armées tiennent encore bon ». Il venait pourtant d’être réélu et était venu inaugurer l’année de la France aux Indes… Si cette petite confidence, comme si de rien n’était, au seul auditeur qui l’accompagnait à ce moment-là, montrait l’estime qu’avait le Chef de l’État pour les forces militaires du pays, tout en réduisant leurs finances, elle permet à titre personnel de revenir sur ce qui fait le fond du métier militaire. « L’officier se trouve au point de rencontre de deux phénomènes fondamentaux : le refus de la mort de la collectivité qu’incarne le Politique… et le devoir d’assumer la mort individuelle, la sienne, celle de ses subordonnés et celle de ses adversaires pour préserver cette société lorsqu’elle est menacée… » C’est exigeant et difficile et seule une formation continue tout au long d’une carrière permet d’en remplir les devoirs. Dans une société qui refuse la mort et se plaît dans son matérialisme, un confort émollient et des discours déconnectés des réalités, ceux qui commandent dans les armées, à tous niveaux, ont une habitude de réflexion sur l’histoire, les traditions, les cultures, la valeur des personnes, la spiritualité, etc. qui paraissent avoir déserté l’ensemble des citoyens.

Face à la mort le discours est insuffisant. Peut-être est-ce la perception de cette différence que le Président a voulu souligner: les militaires sont des hommes du Sens, sens de ce qu’est la vie de la Nation que l’on n’atteint qu’à la condition d’être capable d’analyser en permanence qui l’on est et ce qui leur est demandé, et sens de la vie humaine dès lors qu’affrontée et participant à la violence d’État. Aussi l’interdiction faite récemment par l’Élysée d’une intervention de Bernard Lugan sur les questions africaines à un ensemble d’officiers est-elle scandaleuse par le déni de pensée manifesté et le mépris pour ces militaires probablement jugés incapables de comprendre…. Mitterrand avait raison, si les militaires ont le sens de la Nation, les autres ont au mieux celui de l’État à redéfinir et de plus en plus celui de leur moi intime… ce qui n’est plus du sens car il interdit la vision globale, on le constate chaque jour. Mais cela ne veut évidemment pas dire que la société doit être militarisée, on a vu trop de ces situations catastrophiques. A chacun sa situation et pour certains la vocation. Par contre il y a beaucoup à prendre dans leur souci de l’humain comme dans le fait d’assumer pleinement leurs responsabilités y compris dans l’échec. Un commandant de navire de combat qui met son bâtiment au sec ne retrouve jamais un autre commandement de ce type.

Dans la situation très difficile que vit notre pays à la fin (?) d’une longue route pleine de laxisme financier, moral, social, spirituel, etc. dirigé par de mauvais bergers, paralysé par les droits acquis de minorités de toute sorte refusant tout changement, dévoyé par des apprentis sorciers persuadés d’avoir la recette de l’homme nouveau qui doit transformer la Terre… on sent poindre un découragement de plus en plus grand. Pourtant tout n’est pas noir en particulier chez une large part de notre jeunesse. Bien de leur temps ils pensent pouvoir assumer le « comment » de l’avenir mais à la condition que nous les adultes nous soyons capables de les écouter et de répondre à leurs « pourquoi » de plus en plus nombreux, parfois angoissés, sentant que sans savoir d’où ils viennent, ce que sont les racines de leur pays, etc. il ne leur sera pas possible de bâtir un avenir crédible. Ils reviennent en fait à ce qui a fait leur passage de l’enfance questionneuse à l’adolescence et que l’individualisme général a ensuite étouffé : pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?... Cela présage si nous répondons à leurs demandes un changement progressif de tous les manques, erreurs, lâchetés, mensonges que nous avons cumulés, individuellement et collectivement, encouragés paradoxalement par un développement scientifique comme jamais nous n’en avions connu et qui nous fait croire que tout est matériellement possible tout en oubliant la seule donnée fondamentale : l’humain. Cette jeunesse, à condition de savoir la retenir chez nous dans un monde ouvert à tous, permet de revenir à un minimum d’optimisme, non pas au cri facile et stupide de la « France est éternelle, donc tout s’arrangera », surtout quand on prétend qu’elle a commencé en 1789, mais par un travail quotidien qu’elle sera capable de réaliser, si nous ne la détruisons pas, en remettant patiemment notre pays sur la voie d’un véritable développement humain.

C’est le mensonge qui détruit le « sens » aussi bien celui de toute personne, de tout projet, de toute action et qui au-delà peut miner un pays entier et l’entraîner d’autant plus facilement à l’échec que ce mensonge est accompagné d’une lâcheté sympathique faisant croire à grands renforts de subventions particularisées que demain tout ira mieux. Or le mensonge est partout ! Un grand savant français (E. Beaulieu) a même écrit que « notre cerveau est programmé pour le mensonge ». Exact ou non le résultat est là. Il est plus que temps dans les difficultés que nous connaissons de revenir à nos véritables racines, à nous demander ce que nous sommes en train de faire et de vivre, au nom de quoi, ce que nous voulons pour nous et les générations futures et revenir à l’essentiel de ce qui nous fait homme. Ce sera très difficile et donc en vaudra la peine.

Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation, elle est mondiale, mais c’est une honte pour la France de s’y être abandonnée. Nous avons perdu trop de temps, et bafouons de plus en plus le sens de la vie humaine dans sa réalité profonde qui n’est ni économique, ni médiatique, ni idéologique, etc. Il faut se réveiller et réagir en espérant qu’il n’est pas trop tard avant la violence de changements totaux nous conduisant soit à l’effacement comme ce fut le cas de maints pays et empires dans l’histoire, soit vers un monde tragique où nous regretterons même celui d’Orwell, le monde de la deuxième mort quand on aura perdu pour toujours le sens de l’humain comme le rappelle André Glucksmann dans une approche toute personnelle de l’Apocalypse :

« La seconde mort n’est point trépas, mais vie, obligation de vivre une vie plus funèbre que la mort: un camp de concentration à perpétuité, sans espoir de libération et sans possibilité de suicide.» Ce qui est en fait non pas une révélation mais la destruction de l’humanité…

Guy Labouérie

(*) Après avoir commandé l'École Supérieure de Guerre Navale et quitté la Marine, l'Amiral Labouérie s'est consacré à l'enseignement en Université et à des études de stratégie générale et de géopolitique. Élu à l'Académie de Marine, il a été notamment professeur à l'École de Guerre Économique, membre du comité stratégique de l'Institut de Locarn en Bretagne et est souvent intervenu dans diverses écoles et entreprises sur les questions de géopolitique et de stratégie..

Chroniques de Guy Labouérie en 2014 :


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