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Le CEAM

Le CEAM « garant de la performance tactique des équipements produits » fête ses 80 ans

Allocution du Général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air, pour les 80 ans du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) sur la Base aérienne 118 « Colonel Rozanoff » Mont de Marsan, le 3 juin 2013. Source : SIRPA Air.

Monsieur le ministre,
Monsieur le président de la commission des affaires
étrangères et de la défense du sénat,
Monsieur le préfet,
Mesdames, messieurs les élus,
Messieurs les officiers généraux,
Mon colonel, commandant la base aérienne 118,
Mesdames, messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir, que je viens de présider cette cérémonie sur la base aérienne 118 de Mont de Marsan qui marque un anniversaire particulier : celui des 80 ans du centre d’expériences aériennes militaires, le CEAM. Un anniversaire important car il concerne un centre de l’armée de l’air qui occupe une place essentielle au sein de notre institution comme le montre aujourd’hui la qualité et le nombre des personnes qui se sont déplacées pour cette célébration.

Je tiens tout d’abord à remercier les autorités civiles présentes à nos côtés ainsi que les élus et les représentants des différentes associations qui nous font l’honneur de leur présence cet après-midi. Vous témoignez par ce geste de votre profond attachement à notre Défense en général, à l’armée de l’air, et à cette belle base aérienne 118 de Mont de Marsan en particulier, solidement implantée ici dans les Landes depuis soixante-huit ans. Une base créée justement à l’époque pour accueillir le CEAM.

Je tiens également à remercier pour l’organisation de cette magnifique journée, le général Rode, commandant du CEAM, ainsi que le commandant de la base aérienne 118 « Colonel Rozanoff »,[1] le colonel Letalenet. Avec l’ensemble du personnel de la base aérienne 118, vous avez su donner à cet anniversaire tout l’éclat qu’il mérite en réunissant à cette occasion des matériels parmi les plus emblématiques de l’armée de l’air, et de son avenir, comme l’illustre la présence de l’A400M. Vous avez aussi réussi à rassembler de nombreux acteurs du passé de ce centre dont notamment près d’une douzaine de ses anciens commandants dont je salue la présence parmi nous.

Je voudrais ensuite adresser mes félicitations au commandant des troupes, le colonel Drouilhet, et aux différents détachements sur les rangs. La rigueur et la tenue dont vous avez fait preuve lors de cette cérémonie sont incontestablement le meilleur des hommages rendus pour commémorer cet anniversaire important.

Je félicite très chaleureusement les médaillés et les décorés, que je convie à me rejoindre, devant vous. Ces distinctions récompensent la qualité des services que vous avez rendus à l’armée de l’air et à la France, avec courage, compétence et dévouement. Elles vous honorent, honorent vos unités, vos pairs, vos familles. La diversité de vos profils est à l’image de celle de l’armée de l’air : une armée de l’air où chacun contribue à la réussite de la mission qu’il soit d’active ou de réserve, quel que soit son grade, sa spécialité, sa fonction.

Les 80 ans du CEAM constituent un événement majeur de la vie de l’armée de l’air parce que le centre d’expériences aériennes militaires a une importance particulière dans notre institution. Une importance qui à mes yeux repose sur une triple dimension : historique, opérationnelle, innovante.

Le CEAM possède tout d’abord une dimension historique. C’est une unité, contemporaine de la création de l’armée de l’air, qui ayant toujours conservé la même mission a su constamment s’adapter aux évolutions de notre force aérienne. Le CEAM est un témoin et un acteur toujours vivant de notre histoire.

La Première Guerre Mondiale voit l’émergence de l’aviation militaire qui représente alors une évolution stratégique majeure du combat moderne. Durant l’entre-deux guerres cette nouvelle puissance militaire offerte par l’arme aérienne doit être domptée, maîtrisée pour être utilisée au mieux. C’est ce qui anime les réflexions qui aboutiront à la naissance de l’armée de l’air le 02 juillet 1934.

Dans ces études, il est alors indispensable de réfléchir à l’emploi de cette nouvelle armée et de ses matériels. Il faut être capable de penser un matériel en ayant comme finalité son emploi militaire, de s’assurer de la pertinence des besoins militaires auxquels répond l’évolution technologique de l’aviation. Il est nécessaire de vérifier que les aéronefs construits présentent un niveau de sécurité compatible avec les normes édictées et leur utilisation militaire.

La nécessité de créer au sein des armées une structure capable de s’associer aux travaux des industriels et de s’assurer de leur cohérence militaire s’impose alors naturellement.

C’est cette logique qui prévaut lorsqu’en 1933 naît le Centre d’Expériences Aériennes Militaires qui s’installe alors sur la base aérienne de Reims avant de rejoindre en 1945 Mont de Marsan après un court passage à Orléans. Au coeur de cette belle terre landaise il trouve une région d’accueil propice à ses travaux.

Capable de suivre et parfois d’anticiper le développement des technologies aéronautiques, le CEAM est le garant de la performance tactique des équipements produits. Il est présent auprès de l’industrie dès la définition du matériel, le suit jusqu’à ce qu’il soit livré aux unités et est impliqué dans ses évolutions.

Depuis 80 ans, la mission est la même et menée avec toujours le même succès car les aviateurs, militaires et civils, qui se sont succédé ici ont toujours montré de remarquables capacités d’adaptation.

Tous ont su faire face à l’arrivée des avions à réactions, à celle des hélicoptères, des drones, au développement des missiles et des bombes de précision, à l’émergence du ravitaillement en vol, à l’apparition des liaisons de données…. La liste n’est pas exhaustive, elle serait trop longue à énumérer.
Autant de nouvelles technologies, de nouvelles capacités qui bouleversent la façon de conduire les opérations aériennes mais que les experts du CEAM, ont toujours réussi à appréhender avec un grand professionnalisme mais aussi parfois un grand sens du sacrifice. Je tiens ainsi à rendre hommage à tous ceux d’entre eux qui ont perdu la vie au cours d’expérimentations. Je suis très heureux de voir qu’un mur du souvenir leur sera désormais dédié ici. Il sera toujours là pour témoigner de leur sacrifice au service des forces opérationnelles.

Car, au sein de l’armée de l’air, le CEAM a une dimension opérationnelle évidente. Son action n’a de sens qu’à travers le service qu’il est en mesure de fournir aux autres unités pour qu’elles disposent des matériels les plus adaptés à leur mission opérationnelle. Le CEAM est la clé de notre cohérence opérationnelle.

Il est ainsi indispensable à l’armée de l’air pour qu’elle puisse assurer avec efficacité ses deux missions permanentes que sont la posture de sûreté aérienne et la mise en oeuvre de la composante aéroportée de la dissuasion. Je souligne d’ailleurs que le premier commandant des forces aériennes stratégiques, le général Philippe Maurin, était un ancien commandant du CEAM.

Ce n’est certainement pas le fait du hasard. Ces deux missions sont exécutées 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce sont des missions qui nécessitent un haut niveau d’alerte, la mise en réseau de nos bases aériennes avec les centres de commandement et de conduite, une appréciation juste et précise de la situation, des appareils et leur système d’armes dont les équipages doivent maîtriser parfaitement toutes les capacités.

Cette synergie de l’utilisation de tous ces moyens n’est rendue possible que parce que tous les équipements nécessaires (radars, avions, systèmes de communication, de planification de missions, …) ont été expérimentés, mis en cohérence opérationnelles les uns avec les autres par les différentes équipes de marque réunies ici.

La permanence de ces missions n’est possible que parce que tout l’environnement nécessaire sur les bases aériennes a également été étudié, testé, comme par exemple les moyens dévolus à leur protection. Le CEAM est aussi indispensable à l’armée de l’Air pour qu’elle puisse intervenir avec efficacité sur les théâtres d’opérations. Il est la clé de notre réactivité.

Si en Libye le 19 mars 2011, au Mali les 11 et 13 janvier dernier, nos équipages ont pu agir sans délais pour effectuer une entrée en premier sur ces théâtres d’opérations c’est bien parce qu’en amont un travail essentiel avait été réalisé ici. Nous avons pu utiliser nos appareils les plus performants comme le Rafale parce qu’au CEAM tout son potentiel avait été révélé dans les phases d’expérimentations, parce que son concept d’emploi avait été validé.

En Libye, Nous avons pu tirer pour la première fois, et avec succès, des missiles de croisière SCALP ou des AASM parce que nous connaissions parfaitement l’utilisation de ces armements de précision. Lorsque les événements surgissent il n’est plus temps de découvrir les procédures pour utiliser nos matériels. Le CEAM agit en amont des crises mais il est capable de réagir pendant celles-ci. Il est ainsi un acteur essentiel de notre capacité d’adaptation. Il l’a démontré en Afghanistan lorsque par exemple le Harfang et les personnels de l’escadron d’expérimentations « Adour » ont été déployés en 2009, quatre mois seulement après la réception officielle du système. Ils ne devaient quitter le théâtre que trois ans plus tard avec près de cinq cent missions de guerre et cinq mille heures de vol. Il l’a démontré en Libye lorsqu’au fil de l’engagement, l’armée de l’air a dû faire évoluer ses matériels et ses procédures pour faire face à des besoins nouveaux. Son expertise singulière dans le domaine des armements de précision a permis d’améliorer en boucle courte les techniques et tactiques de tir. Elle a également participé activement à la formation des aviateurs qataris qui ont volé à nos côtés. Il le démontre encore aujourd’hui dans l’opération Serval au Mali où les aviateurs sont toujours engagés. Il a pu rapidement valider les procédures de ravitaillement en vol de nos chasseurs sur les appareils MRTT allemands dont l’apport nous a été précieux pour épauler nos vénérables C135. Les élongations du théâtre malien soulignent le besoin de liaisons satellitaires entre les avions de combat et le centre de commandement des opérations aériennes à Lyon. Dans ce but, le CEAM conduit une expérimentation pour intégrer des moyens de communication satellitaire à bord des Mirage 2000.

Ce dernier exemple souligne la troisième dimension du CEAM qui me parait incontournable : celle liée à l’innovation qui tourne résolument ce centre vers le futur de l’armée de l’air. L’innovation est essentielle pour que nous puissions tirer le meilleur parti des équipements dont nous disposons et pour  construire l’armée de l’air de demain. Il s’agit de trouver de nouveaux concepts d’emploi, de faire évoluer nos équipements pour qu’ils soient toujours aptes à remplir leur mission dans les meilleures conditions en s’adaptant aux nouvelles menaces. Le CEAM joue un rôle central dans ce cadre.

J’en veux pour preuve les équipements qui ont été développés ici grâce à l’intelligence et à la sagacité de vos équipes. Je citerai par exemple le développement du PC embarqué Scarabée sur Mirage 2000D qui permet une meilleure coordination air/sol pour les missions d’appui mais aussi la réalisation d’un gilet équipé de l’ensemble des moyens indispensables à la mission des contrôleurs d’appui aérien.

Cette capacité d’innovation est aussi indispensable lorsqu’il s’agit de faire évoluer nos équipements ou lorsque de nouveaux entrent en service. Depuis quelques mois le radar à antenne active est en phase d’expérimentation à Mont de Marsan sur nos Rafale. Il s’agit là d’une évolution majeure de cet aéronef qui confirme tout son potentiel pour de nombreuses décennies encore. Ce radar, couplé notamment au futur missile Meteor, donnera au système d’arme Rafale des performances encore plus élevées qui vont nous obliger à revoir notre façon d’appréhender le combat aérien.

Bientôt l’A400M sera là. Déjà des équipages du CEAM sont transformés et sous peu ils pourront découvrir les potentialités extraordinaires de cet appareil qui va révolutionner notre aviation tactique. Cet appareil confèrera à la France une capacité de projection autonome à un niveau qu’elle n’avait encore jamais atteint. Il va nous obliger à revoir nos modes de pensée dans l’emploi de l’aviation de transport, à croiser les cultures entre transporteurs et chasseurs.

Là aussi l’innovation doit vous guider pour que vous traciez ces nouvelles voies aux côtés de vos camarades étrangers au sein de l’unité internationale de mise en service.

Le CEAM nous prépare à faire face aux nouvelles menaces comme celle des missiles balistique. Le lundi 14 novembre 2011 un missile Aster 30 du système sol-air moyenne portée de théâtre (SAMP/T) Mamba, mis en oeuvre par le CEAM a réalisé avec succès la première interception d’un missile à trajectoire balistique par une armée de l’air européenne. C’est une première pierre posée par le CEAM qui fait entrer l’armée de l’air dans une nouvelle ère où elle disposera des moyens de lutter contre tous les types de cibles aériennes modernes.

Autant d’exemples qui nous montrent combien le CEAM malgré ses 80 années d’existence est résolument un acteur de la construction de notre avenir où l’innovation doit être le maître mot.

Le CEAM est un exemple de longévité et de stabilité. Ni son nom ni ses missions n’ont évolué au cours de sa longue épopée, non pas par immobilisme mais parce que d’emblée son existence et ses missions se sont avérées essentielles. Un centre comme le CEAM est caractéristique d’une armée de l’air forte, crédible et performante.

Son activité est incontournable pour garantir l’efficacité opérationnelle du matériel sur le terrain. Précurseur technique et tactique, il a toujours préfiguré l’armée de l’air du lendemain. Les hommes et les femmes du CEAM ont encore de belles pages de notre histoire à écrire.

Je vous remercie de votre attention.

Le colonel Constantin "Kostia" Rozanoff devant son Mystère IVA - Photo Team - Dassault Aviation — Marie-Pierre Leduc

[1] Immigré jeune en France avec ses parents, Rozanoff est naturalisé français en 1927 et est appelé sous les drapeaux la même année. Il obtient son brevet de pilote en 1930 et réussit de brillantes études d'ingénieur à l'École centrale Paris puis à Sup Aéro dont il est diplômé en 1933. Rozanoff décide de rester dans l'armée et s'oriente vers des postes à caractère technique, ce qui le conduit à être affecté en 1935 au Centre d'Essais du Matériel Aéronautique (CEMA) de Villacoublay où il restera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Désireux de rejoindre le front, Rozanoff obtient en février 1940 son affectation comme commandant en second du groupe de chasse (GC) II/4. Il y participe à la bataille de France lors de laquelle il obtient ses deux seules victoires. Après la défaite française et l'armistice, Rozanoff reste dans l'Armée de l'air.

Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, il prend le commandement du Groupe de Chasse II/5 La Fayette, équipé de Curtiss P-40, et combat en Tunisie. Il devient ensuite adjoint au directeur des écoles de pilotage d'Afrique du Nord, puis commandant du GC II/3 en juillet 1943. En décembre 43, il retourne à sa vocation de technicien via une série de cours et de stages en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où il se trouve à l'arrêt des hostilités. Il devient par là l'un des premiers Français à piloter un avion à réaction.

Fin 1945, Rozanoff est muté comme directeur du centre d'essais de la Base aérienne 118 Mont-de-Marsan, avec le grade de colonel, puis quitte l'armée en octobre 1946. Rozanoff entre alors immédiatement chez le constructeur privé Dassault comme directeur des essais en vol. À ce titre, il assurera la mise au point des premiers chasseurs à réaction français de grande série, l'Ouragan puis la série des Dassault Mystère. En 1953, aux commandes d'un Mystère IV B, il est le premier pilote français à franchir le mur du son en vol horizontal sur un avion de conception nationale, en avance sur l'industrie britannique et avec quelques mois de retard seulement sur le F-100 Super Sabre américain.

Kostia Rozanoff trouve la mort aux commandes de ce même Mystère IV B 01 le 3 avril 1954 au cours d'une démonstration devant un parterre d'officiels français et britanniques au centre d'essais en vol de Melun-Villaroche. Lors d'une tentative de passage du mur du son à 30 mètres d'altitude, une défaillance électrique sur la connexion de la profondeur provoque le piqué brutal de l'avion qui s'écrase en moins de deux secondes, sans laisser la moindre chance à son pilote. Rozanoff a publié ses mémoires, avec l'aide de Marcel Jullian qui a rédigé une postface au manuscrit inachevé de l'auteur, sous le titre Double Bang aux éditions Amiot Dumont. Ce livre est également paru sous le titre Pilote d'essai dans la collection Bibliothèque verte pour adolescents. Source : Wikipedia.

Voir également sa biographie dans "les pilotes de chasse français 1939-1945" de Christian-Jacques Ehrengardt, Philippe Listemann et Pierre-André Tilley. In English, See "Constantin Rozanoff  « Kostia » in "French fighter pilots 1939-1945" translated by Mile Léveillard.

 


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