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La dimension temporelle a changé la donne ces dernières années

Nous ne ferons pas mieux avec moins, mais il est possible de faire autrement

A la tête des armées depuis un an, le général d’armée Pierre de Villiers fait face à une actualité très dense : intervention sur plusieurs théâtres extérieurs, renforcement spectaculaire de Vigipirate, engagement dans une « profonde transformation ».[1] Pour préserver la disponibilité opérationnelle, en accord avec le ministre, il a convaincu le président de la République qu’il fallait « desserrer l’étau » des effectifs. Entretien avec le général Pierre de Villiers, chef d'État-Major des armées (CEMA), dans Armées d’aujourd’hui avec Pierre Bayle, directeur de la DICOD. Paris le 13 février 2015. Source : DICOD.[2]

 

Le GAA Pierre de Villiers et Pierre Bayle

Pierre Bayle : Mon général, en 2013, les armées françaises ont lancé Serval en quelques semaines ; en 2015, elles ont déployé plus de 10 000 hommes en quelques jours pour Vigipirate. Les armées françaises ont bien prouvé leur disponibilité ?

Général de Villiers : Vous avez raison. Le récent déploiement de plus de 10 000 hommes sur le territoire national montre la formidable réactivité de nos armées et leur grand professionnalisme. La vitesse est la clef du succès. Le plus grand défi, c’est en fait l’accélération du temps. La dimension temporelle a changé la donne ces dernières années. Elle est au centre de toutes les décisions politiques et militaires. Depuis la rédaction du Livre blanc, le facteur temps s’impose avec de plus en plus de force. C’est pourquoi, face à la dégradation générale du contexte sécuritaire, nous devons accroître notre capacité à déployer des forces à un endroit donné dans un délai de plus en plus court. Dans le processus de transformation dans lequel nous sommes engagés, nous devrons veiller à conserver cette capacité.

Pierre Bayle :  Par rapport au Livre blanc, avez-vous eu le sentiment que les armées étaient au maximum des hypothèses d’emploi ?

Général de Villiers : Nous sommes aujourd’hui au contrat maximal du Livre blanc. J’ai dit au président de la République, la veille de ses vœux aux armées, en accord avec le ministre de la Défense : « Ce que les armées font aujourd’hui, elles ne seront plus capables de le faire dans deux ans si nous maintenons les déflations à leur rythme actuel et avec la cible de 34 000. » Nous sommes heureux, avec le ministre, d’avoir été entendus. Il a annoncé lors de ses vœux que la trajectoire serait revue, me disant à la fin de son discours : « J’ai été plus vite que prévu… » Le conseil de défense du 21 janvier a confirmé la décision du Président, en diminuant le rythme et la cible des déflations. Car même si toutes les hypothèses étaient envisagées par le Livre blanc, il n’était pas prévu que les trois armées soient mobilisées à ce niveau-là en cours de loi de programmation militaire (LPM). Nos armées sont en République centrafricaine, dans la bande sahélo-saharienne, au Levant, trois théâtres majeurs. Ce sont des théâtres de guerre. Nous sommes aujourd’hui au-delà des scénarios les plus contraignants, dont nous savions que le facteur difficile serait la durée. C’est pour cela que j’ai demandé qu’on desserre l’étau des effectifs et ce travail sera fait dans le cadre de l’actualisation de la LPM avant l’été.

Pierre Bayle : Ne sommes-nous pas engagés dans trop d’opérations à la fois ?

Général de Villiers : Non, beaucoup de ces opérations sont liées. Il faut avoir conscience du lien étroit qui existe entre la défense de l’avant, ce que nous faisons en opérations extérieures, et la protection de nos concitoyens sur le territoire national. En agissant au Sahel ou au Levant, en y combattant les groupes insurgés, nous luttons contre le développement de sanctuaires terroristes à partir desquels ils pourraient venir nous frapper. Le lien est fort entre sécurité intérieure et sécurité extérieure ; nous devons frapper l’adversaire avant qu’il ne vienne à nous. Par ailleurs, si nous sommes leader dans la bande sahélosaharienne, nous intervenons comme équipier dans une coalition au Levant. Dans ces combats, la coordination et le partage du fardeau sont importants. C’est pour cela que les relations internationales militaires sont primordiales et que je rencontre régulièrement mes homologues africains, européens et nord-américains sur ces sujets. Nos alliés et nos partenaires savent qu’ils peuvent compter sur nous.

Pierre Bayle : Les armées françaises vont donc se battre sur tous les fronts ?

Général de Villiers : Nos armées sont présentes sur l’ensemble de leurs missions : la dissuasion nucléaire, les missions permanentes de souveraineté, les opérations extérieures, la protection du territoire national. Elles se battent sur différents fronts et dans les trois milieux traditionnels, auxquels il faut désormais rajouter le cyberespace. Nous consacrons des moyens importants à la cyberdéfense pour que la France reste à la pointe de ce combat, car la crédibilité de notre défense est également en jeu dans ce domaine.

Pierre Bayle : Des missions nouvelles, des chantiers nouveaux, comment allez-vous concilier ce surcroît de charge avec la nécessaire transformation des armées ?

Général de Villiers : Je crois qu’il faut d’abord expliquer pourquoi nous nous transformons. La transformation n’a de sens que par le but qu’elle vise. Pour l’indépendance de notre pays, il est nécessaire de concilier deux impératifs : la réduction de la dépense publique et le maintien d’un outil de défense à même de faire face aux menaces d’un monde instable. Pour tenir compte de ces deux impératifs, un nouveau modèle d’armée et de nouveaux contrats opérationnels ont été fixés dans le Livre blanc. Ils sont ancrés dans une programmation budgétaire et capacitaire sur la période 2014-2019. Avec des moyens en diminution, nous avons dû lancer une profonde réforme pour maintenir un modèle d’armée complet, réactif et performant. Nous ne ferons pas mieux avec moins, mais il est possible de faire autrement. C’est l’objet du plan stratégique et du projet que j’ai baptisé « Cap 2020 ». Les décisions du conseil de défense du 21 janvier vont donner la respiration nécessaire à ce projet, dont la feuille de route est l’ordre aux armées, directions et services.

Pierre Bayle :  Quelles sont les priorités fixées dans l’ordre aux armées, directions et services pour 2015-2017 ?

Général de Villiers : La première est de réussir nos opérations, de garantir notre performance opérationnelle. La deuxième est de réussir la manœuvre des ressources humaines en pensant autrement notre modèle RH. C’est un vrai défi et je suis très attaché à la réussite de cette manœuvre, car, derrière toute décision, il y a une femme ou un homme et sa famille. C’est une chose que j’ai en permanence en tête. La troisième est de capitaliser sur les bonnes pratiques en donnant du sens aux multiples réformes entreprises. Le moral des troupes est en jeu. Et, pour réussir, outre la pédagogie, nous avons besoin de nous appuyer sur ce qui nous rassemble : nos valeurs par exemple de courage, de cohésion, le sens du bien commun. C’est tous ensemble que nous pourrons réussir à construire l’armée de demain. J’ajoute que le contexte nouveau demande un effort sur les réserves. Il nous faut pour elles un vrai projet novateur. Nous partageons cette conviction avec le ministre, et le Président nous a entendus puisqu’il en a parlé lors de ses vœux. Il faut que nous réfléchissions ensemble à un projet d’optimisation de l’utilisation des réserves dans le cadre de nos capacités actuelles.

Pierre Bayle : Au-delà des structures et des hommes, il faut prendre en compte les moyens financiers. Cette transformation sous forte pression budgétaire est-elle risquée ?

Général de Villiers : Lors de mon audition au Parlement sur le projet de loi de finances 2015, j’ai tenu un discours de vérité en disant qu’il n’y avait « plus de gras » dans nos armées, s’il y en a jamais eu ! En tant que premier des militaires, il est de mon devoir de dire les choses sans minimiser les difficultés, sans dramatiser à l’excès non plus ! Mon discours reste le même quel que soit l’auditoire. Je vous l’ai dit, la réduction des dépenses publiques est aussi une condition de notre indépendance. Mais la réalité de la menace a confirmé que l’on ne peut pas faire plus en matière de réductions sans remettre en cause nos capacités opérationnelles. Le chef des armées nous a entendus. Sur le plan des ressources, le Président a réaffirmé la sanctuarisation du budget de la Défense. Pour les armées, c’est essentiel. Les décisions du conseil de défense vont garantir le renouvellement de nos équipements prévu par la LPM, dès cette année. Si les objectifs budgétaires fixés par la LPM sont ainsi respectés, les risques sont maîtrisables. Nous travaillons à cela avec les chefs d’états-majors d’armées avec lesquels nous formons une équipe extrêmement soudée. La transformation est un défi. Pour y faire face, notre force, c’est le collectif !

Pierre Bayle : L’État-Major des armées a lancé en janvier le site interne « Transformons notre armée ». La logique de la transformation des armées n’est pas bien perçue ?

Général de Villiers : La transformation n’est pas toujours bien comprise, elle est même parfois anxiogène. Je me rends régulièrement sur le terrain, et je m’en rends compte. J’ai donc décidé la création de ce site pour que tous puissent connaître et comprendre la transformation. Il s’agit d’un outil pour tous, mais aussi pour le commandement de proximité. Sur le terrain, le chef joue un rôle primordial. Oui, il faut un discours de vérité, il ne faut rien cacher, mais il ne faut pas baisser les bras. Ensemble, il faut être convaincus, rester soudés, faire preuve de courage et de volonté, faire au mieux avec les moyens qui nous sont donnés. Le site « Transformons notre armée » contribue à diffuser cet état d’esprit.

Pierre Bayle : Vous avez passé la période de Noël avec les soldats de l’opération Sangaris et de Barkhane. Sont-ils confiants ou inquiets de l’évolution des armées ?

Général de Villiers : Je rencontre régulièrement les soldats déployés en opérations. Je ne conçois pas autrement ma fonction de Cema. Les hommes et les femmes que je rencontre sont remarquables de courage et d’abnégation. Ils sont enthousiastes et leur moral est excellent. Ils montrent un grand sens du service et je peux vous dire que j’ai une grande admiration pour eux. Nous avons une belle jeunesse militaire ! L’engagement opérationnel est la raison d’être de nos armées. C’est pour cela que nous concentrons nos efforts sur les opérations, les soldats qui y sont engagés ont les moyens de leurs missions. Ces efforts pour les opérations sont assumés, même s’ils ont parfois pour conséquence moins de moyens en métropole. La vie en garnison s’en trouve affectée et le moral s’en ressent parfois, mais tous ceux que je rencontre comprennent cette priorité aux opérations : c’est notre raison d’être. C’est pourquoi, je veux redire que dans une période marquée par tant de bouleversements, les Français peuvent compter sur leurs armées. Elles sont craintes par nos adversaires, admirées par nos alliés : elles sont au rendez-vous ! Par nos engagements sur les théâtres d’opérations comme sur le territoire national, nous défendons notre pays. Je sais que toutes les femmes et les hommes de nos armées, directions et services s’engagent avec détermination dans les opérations les plus dures comme au sein de nos garnisons dans lesquelles nous devons mettre en œuvre une transformation difficile mais nécessaire. Je ne méconnais aucune des difficultés. Ne perdons jamais de vue qu’en ces temps difficiles, il nous appartient d’œuvrer ensemble, pour que ne soit jamais démentie la valeur opérationnelle de nos armées. C’est notre vocation, c’est notre ambition, c’est notre honneur pour le succès des armes de la France !

Propos recueillis par la rédaction.

Téléchargez Armées d'aujourd'hui 

[1]  Voir "Transformation des Armées : 31 chantiers de transformation lancés" au niveau du ministère, dans une logique d’efficience... : Propos liminaire du général d’armée Pierre de Villiers, CEMA, devant la Commission de la défense nationale et des forces armées. Paris, Assemblée nationale, le 26 février 2014.

[2] La Délégation à l'information et à la communication de la défense (DICoD) assure la cohérence des actions d’information et de relations publiques sur la politique de défense , et contribue à l’intégration des armées dans la Nation. Elle gère l’image des armées et leur communication à travers les média. La DICoD garantit la cohérence juridique et financière des organismes d’information et de communication (les services d’informations et relations publiques des armées) placés auprès des chefs d’état-major, du délégué général pour l’Armement et des autres directions et services du ministère de la Défense. Elle conforte la place des organismes chargés de l’information et de la communication au sein du ministère de la Défense. Elle permet au délégué, qui a rang de directeur d’administration centrale, et au délégué adjoint, officier général, de jouer un rôle accru dans la coordination des actions menées par les différents organismes d’information et de communication, sur la base d’un schéma directeur de communication du ministère de la Défense qu’elle a préparé.

La communication du ministère de la défense est pilotée par la Délégation à l’information et la communication de défense (DICoD), et mise en œuvre par les organismes d’information et de communication de chaque armée tels que : L' État-major des Armées ( EMA), les services d’information et de relations publiques des armées (SIRPA Terre, Air, Marine), la Direction générale pour l’armement (DGA), le Secrétariat général pour l’administration (SGA), et les services de santé des armées (SSA), et service des essences des armées (SEA). La coordination des actions et du discours du ministère de la défense implique donc une grande complémentarité entre tous les échelons de communication centraux et déconcentrés. La fonction première des organismes d’information et de communication des armées, directions et services, est par ailleurs centrée sur la communication interne de leur entité. Ces organismes sont en effet, chargés de promouvoir leur action, et de faire connaitre les activités spécifiques de leur structure. Ils déclinent les axes de communication du ministère avec leur propre culture, ce qui permet de concilier spécificité et cohérence.

1. La communication institutionnelle : La communication institutionnelle menée par la DICOD est validée par l’autorité politique (directeur de cabinet ou ministre) et largement diffusée à l’intérieur du ministère de la défense permettant aux différents acteurs de la chaîne communication d’assurer une cohérence de l’expression publique du ministère de la défense. La DICoD est chargée de contribuer à une meilleure connaissance de la politique de défense de la France, de participer au renforcement des liens entre la nation et ses forces armées, de promouvoir l’image des Armées, et de directions et services du ministère de la Défense. A cet effet, la DICoD met en œuvre des stratégies, des outils et produits de communication ; son rôle est de coordonner les principales actions de communication des organismes centraux et extérieurs du Ministère de la Défense et mettre en œuvre des campagnes de communication afférentes. La DICoD assure également la formation mutualisée des communicants et des personnels de la défense. Elle assure la cohérence de l’ensemble des stratégies et actions de communication nationale et internationale de Défense, et représente une interface permanente entre le Ministère de la Défense et ses agents vis-à-vis du grand public.

2. La communication opérationnelle:

Lorsque l’emploi opérationnel des forces est envisagé ou décidé, le chef d’état-major des Armées conçoit et conduit la communication de l’ensemble de la chaîne opérationnelle. Définie à l’échelon central, cette stratégie de communication nécessite la mise en place d’une hiérarchie spécifique à la communication opérationnelle à travers un dispositif central de pilotage et un dispositif sur le terrain. La DICoD assure la cohérence de cette communication avec celle d’autres ministères, en particulier celle du ministère des affaires étrangères (cas d'un engagement extérieur) ou de l'intérieur (cas d'un engagement sur le territoire national), et avec les instances internationales dans le cas de la constitution d’une coalition internationale par exemple. L’efficacité du dispositif repose sur un lien étroit et permanent entre la DICoD et le conseiller communication du CEMA.

3. La communication de recrutement : Si la communication de recrutement relève principalement de l’initiative des forces armées, les campagnes et actions de recrutement sont coordonnées par la DICoD qui est, de fait, garante de la cohérence des messages avec l’ensemble du discours de la communication de défense. Recrutement : la DICoD veille également à l’évaluation des campagnes de recrutement auprès du grand public.

4. La communication de crise : La DICoD développe une expertise en matière de communication de crise que ce soit dans le nucléaire militaire, dans celui de la sécurité nationale ou environnementale. L’objectif est de coordonner la communication de crise du ministère de la Défense avec l’ensemble des ministères dans le cadre de la communication interministérielle de crise. Dans ce cadre, la DICoD participe dans ce cadre, aux exercices d’entraînement de la cellule interministérielle de crise pour ce qui concerne le domaine de la communication.

La DICOD : Rôle et missions : Créée par décret 98-641 en date du 27 juillet 1998 lui même modifié par le Décret n° 2011-1060 du 6 septembre 2011, la DICoD relève directement du ministère de la défense. Cet organisme est dirigé par un délégué, directeur d’administration centrale, et porte-parole du ministère de la défense, assisté lui-même par un adjoint officier général. La DICoD a pour mission de conduire la politique générale d’information et de communication du ministère de la défense ; cet organisme est garant de la coordination et de la cohérence de la stratégie globale de la communication institutionnelle du ministère de la défense, et des actions de communication qui en découlent. La communication nationale et internationale de défense de la France est donc menée par la DICoD selon quatre axes majeurs : la communication institutionnelle, la communication opérationnelle, la communication de recrutement, et la communication de crise. A cet effet, la DICoD s’appuie sur quatre départements (le département Stratégie, le département Médias, le département Création, le département Administration) :

1. Le département Stratégie conçoit et pilote la communication du ministère de la défense (notamment toute problématique ayant un impact à l’international, en interallié), gère sa mise en œuvre et en évalue les résultats. Au plan international, il accompagne et soutient la politique de défense française par le biais du réseau des attachés de défense près des postes diplomatiques français et étrangers. Enfin, il organise et anime les stages de formation au profit du personnel de la défense en charge de la communication.

2. Le département Médias organisé en véritable centre opérationnel, est l’interface permanente entre le ministère de la défense et les journalistes mais aussi avec le grand public (plateforme d’accueil téléphonique). Il dispose de plus d’un bureau d’analyse et de veille des informations relatives à la défense. Enfin, il assiste le délégué dans ses fonctions de porte-parole.

3. Le département création conçoit et diffuse les supports de communication vers tous les publics (notamment le mensuel « Armées d’aujourd’hui ») et apporte son expertise lors de grands événements Défense (ex: Eurosatory). Il pilote, par ailleurs, le site Internet du ministère de la défense ( www.defense.gouv.fr), et le Journal de la Défense. Il assure la cohérence de la politique de communication audiovisuelle du ministère. Enfin, il propose aux professionnels de l'image, extérieurs au ministère, une politique d'accueil des tournages mise en œuvre par un bureau dédié qui par exemple aide à choisir un décor issu du patrimoine de la Défense.

4. Le département administration prépare et exécute le budget et élabore les marchés publics. Il procède également à la gestion et l’administration du personnel ainsi qu’au soutien matériel de la DICoD.

La DICoD assure également la tutelle de l ’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense ( ECPAD) qui est une agence d’images et un centre de production et d’archives du ministère de la défense.

Source : DICOD.

 


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